Wall Street renoue avec des records en clôture

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a fini en nette hausse jeudi, avec des clôtures records pour le Dow Jones et le Standard & Poor's 500, après des déclarations du président de la Réserve fédérale laissant entendre que la banque centrale poursuivra encore pour un moment sa politique monétaire ultra-généreuse.

Le S&P-500, en hausse pour la sixième séance d'affilée, a pris 22,41 points ou 1,36% à 1.675,04, battant son record en clôture pour la première fois depuis le mois de mai. Le Dow Jones des 30 industrielles a gagné 169,26 points (1,11%) à 15.460,92, là aussi la meilleure clôture de son histoire.

Le Nasdaq Composite, à forte pondération technologique, s'est adjugé de son côté 57,55 points (1,63%) à 3.578,30, sa meilleure clôture depuis octobre 2000.

La précédente clôture record du S&P, 1.669 points, remontait au 21 mai et l'indice avait atteint le lendemain en séance un plus haut absolu de 1.687 points avant de corriger brutalement en réaction, déjà, à des déclarations de Ben Bernanke qui ce jour-là avait pour la première fois laissé prévoir une prochaine modération des rachats d'actifs de la Fed.

Dans un discours prononcé mercredi soir, le président de la banque centrale américaine a estimé au contraire que le taux de chômage revenu à 7,6% masquait un marché du travail toujours faible et il a noté que le taux d'inflation restait loin de l'objectif de 2% de la Fed.

"Son discours a été beaucoup plus favorable que ce que la plupart des gens anticipaient", remarque Joe Saluzzi, chez Themis Trading à Chatham, dans le New Jersey.

"Le revers de la pièce, c'est que la Fed continue de souffler le chaud et le froid et cela provoque des spasmes sur le marché, à la hausse comme à la baisse..."

Le S&P-500 avait corrigé de près de 6% entre sa clôture record du 21 mai et le 24 juin. Il a maintenant repris plus de 3% depuis le 2 juillet, grâce à des indicateurs favorables, à l'anticipation de bons résultats de sociétés et dans l'espoir d'un changement de cap moins brutal de la Fed, et sa séquence de six séances de hausse est sans précédent depuis le début mars.

Plus de 85% des valeurs échangées sur le New York Stock Exchange ont fini en hausse jeudi ainsi que la totalité des dix indices sectoriels du S&P-500, emmenés par les technologiques et les ressources de base.

LES TECHS EN VUE, RADIOSHACK À LA PEINE

En tête des hausses du S&P-500, Advanced Micro Devices a bondi de 11,8% à 4,45 dollars en réaction à un relèvement de recommandation de Bank of America Merrill Lynch, qui est passé de "surperformance" à "achat" sur le titre. Dans la foulée, l'indice PHLX des semi-conducteurs a gagné 2,07%, atteignant son meilleur niveau depuis près de six ans.

Microsoft a pris 2,8% à 35,69 dollars après l'annonce d'une réorganisation censée améliorer ses performances.

Amazon a atteint un plus haut historique de 300,69 dollars avant de clôturer à 299,66, en hausse de 2,5%. Selon ChannelAdvisor, qui publie des données mensuelles sur le commerce en ligne, ses ventes au détail ont bondi de 30,6% en juin sur un an, après une progression de 25,8% en mai.

L'opérateur télécoms Sprint, tout juste passé sous le contrôle du japonais Softbank, s'est adjugé 7,35% après avoir dévoilé de nouvelles offres commerciales.

Parmi les valeurs de second rang, le laboratoire pharmaceutique Celgene a bondi de 7,87%, une des meilleures performances du S&P-500 et du Nasdaq-100. La société a annoncé des résultats prometteurs pour des essais cliniques en cours de son traitement anti-cancéreux Revlimid.

A la baisse, RadioShack a décroché de 7,06% à 2,63 dollars, après un point bas à 2,19 dollars. L'enseigne de produits électroniques connaît des difficultés et pourrait, selon le fil d'informations Debtwire, engager un conseil financier pour restructurer sa dette.

La séance de vendredi verra le marché réagir aux résultats trimestriels de JP Morgan Chase et Wells Fargo, publiés avant l'ouverture. Selon les données de ThomsonReuters, les analystes attendent en moyenne une progression de 2,5% des bénéfices des entreprises du S&P-500 au deuxième trimestre, avec des chiffres d'affaires en hausse de 1,5%.

Alison Griswold et Rodrigo Campos, Véronique Tison pour le service français

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