Wall Street rebondit fortement, rassurée sur Clinton

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Après une longue période de déprime, Wall Street montait fortement lundi à la faveur d'une actualité favorable à Hillary Clinton, candidate préférée de nombreux investisseurs à la présidentielle américaine du lendemain: le Dow Jones gagnait 1,88% et le Nasdaq 2,38%.

Vers 17H00 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 337,04 points à 18.225,32 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 120,12 points à 5.166,49 points. L'indice élargi S&P 500 s'adjugeait 43,28 points, soit 2,08%, à 2.128,46 points.

"La Bourse se met désormais à franchement croire qu'Hillary Clinton sera capable de remporter l'élection de demain", a résumé David Levy, de Republic Wealth Advisors.

A Wall Street, comme sur la majorité des marchés mondiaux, les esprits sont dominés par la présidentielle américaine de mardi et, pour l'heure, c'est une vague de soulagement qui dominait chez des investisseurs largement acquis à Mme Clinton.

"Le marché réagit favorablement à l'annonce faite la veille que le FBI n'avait pas trouvé de raison de poursuivre Hillary Clinton", a précisé M. Levy.

Alors que la police fédérale américaine avait déprimé Wall Street en annonçant fin octobre la reprise de son enquête sur l'utilisation d'un serveur privé par Mme Clinton lorsqu'elle était secrétaire d'Etat, son chef, James Comey, a de nouveau créé dimanche la surprise en concluant qu'il n'y avait toujours pas matière à des poursuites.

"Sans surprise, l'appétit des investisseurs pour le risque s'est renforcé", ont remarqué les analystes de Daiwa Capital Markets.

Effrayés par le républicain Donald Trump, perçu comme plus imprévisible, les marchés marquent ainsi leur préférence pour une victoire de la candidate démocrate, aux positions bien connues et perçues comme un gage de continuité, même s'ils ne privilégient pas forcément un succès de son camp aux législatives organisées parallèlement.

"Ce qui a le plus de chance d'avoir un effet positif sur les marchés, c'est que Clinton gagne et que les républicains gardent le contrôle de la chambre (basse) des représentants", ont écrit les experts de Berenberg, remarquant que c'était l'issue la plus probable à en croire les principaux sondages.

Les investisseurs craignent qu'une domination trop marquée des démocrates permette la mise en oeuvre d'un programme jugé trop sévère en régulations pour des secteurs comme les laboratoires pharmaceutiques notamment.

"En tout cas, il n'y aurait rien d'étonnant à ce que l'instabilité persiste en Bourse jusqu'à ce que l'on connaisse les résultats de demain, et même le reste de la semaine", a conclu M. Levy.

- Oracle monte -

Parmi les valeurs, Chemours, chimiste né d'une scission du géant DuPont (+1,08% à 69,35 dollars), bondissait de 13,42% à 19,40 dollars après avoir annoncé des résultats bien supérieurs aux attentes, notamment par l'inscription d'un bénéfice net trimestriel et non plus d'une perte comme à la même époque de l'année précédente.

Le groupe informatique Oracle prenait 2,21% à 39,13 dollars après avoir annoncé l'aboutissement de l'achat pour 9,3 milliards de dollars de NetSuite, un spécialiste de services dématérialisés en ligne ("cloud"), dont le titre était suspendu à 90,34 dollars.

Alphabet, maison-mère de Google, avançait de 2,73% à 802,42 dollars, après que l'une de ses filiales a révélé détenir une participation dans la messagerie mobile Snapchat, actuellement non cotée en Bourse.

First Data, spécialiste des systèmes de paiements, gagnait 13,45% à 15,01 dollars après avoir ramené dans le vert ses comptes au dernier trimestre à l'aide d'une légère hausse de son chiffre d'affaires.

Le marché obligataire reculait, le rendement des bons du Trésor à 10 ans montant à 1,826 contre 1,778% vendredi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,604%, contre 2,563% précédemment.

bur-jdy/jld/nas


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