Wall Street rebondit avec les propos de Bernanke

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Chuck Mikolajczak

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a gagné plus de 0,5% mardi, effaçant ainsi une partie des pertes accusées la veille, à la faveur des propos de Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale américaine, défendant devant le Congrès le bien-fondé de la politique de rachats d'actifs de la banque centrale américaine.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a ainsi terminé en hausse de 0,84%, soit 115,96 points, à 13.900,13 points. Le S&P-500, plus large, a pris 9,09 points, soit 0,61%, à 1.496,94 points. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 13,40 points (+0,43%) à 3.129,65 points.

Lundi, en raison des craintes d'un blocage politique en Italie à l'issue des élections législatives, le S&P 500, indice de référence des gérants de fonds, avait chuté de 1,83%, accusant ainsi sa plus forte baisse en pourcentage depuis le 7 novembre.

Les craintes concernant l'issue des élections italiennes ont été confirmées puisqu'aucune alliance politique n'apparaît en effet en mesure de constituer un gouvernement stable, au terme d'un scrutin marqué par la poussée des plates-formes anti-européennes de Silvio Berlusconi et de Beppe Grillo.

Mais les investisseurs ont préféré retenir les propos de Ben Bernanke, qui est venu calmer les inquiétudes suscitées par le compte-rendu de la dernière réunion du comité de politique monétaire de la Fed, document dans lequel était évoquée une possible fin prématurée de l'actuel programme d'assouplissement quantitatif (QE3) en cours.

Ben Bernanke a vigoureusement loué ce "QE3" de la Fed au Congrès, en assurant que ses avantages restaient nettement supérieurs à ses inconvénients.

Le président de la Fed a "certainement dit tout ce qu'il fallait pour que les intervenants de marché soient rassurés (au sujet du QE3)", a déclaré Peter Kenny, directeur général de Knight Capital.

Ben Bernanke a également appelé les parlementaires à éviter les coupes massives dans les dépenses publiques qui menacent de s'appliquer arbitrairement à partir de vendredi, soulignant que, conjuguées aux hausses de prélèvements obligatoires, elles pourraient ralentir la reprise de l'économie américaine.

Les indicateurs macro-économiques du jour, notamment ceux ayant trait à l'immobilier, ont également soutenu la cote, l'indice PHLX du secteur ayant bondi de 3,24%.

Les ventes de logements neufs ont augmenté de 15,6% en janvier (-3,8% en décembre), à 437.000 unités en rythme annualisé, rythme sans précédent depuis juillet 2008.

Et la hausse des prix des logements individuels s'est accélérée en décembre et 2012 aura vu une croissance de ces prix sans équivalent depuis plus de six ans.

Du côté des valeurs, l'action Home Depot a progressé de 5,69% à 67,56 dollars après que le numéro un mondial du bricolage, porté par un marché immobilier qui s'améliore et l'impact de l'ouragan Sandy, a fait état d'un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes.

Le titre Macy's a avancé de 2,78% à 39,59 dollars à la suite de l'annonce par la chaîne de grands magasins d'une prévision de bénéfice 2013 supérieure aux attentes.

Benoit Van Overstraeten pour le service français

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