Wall Street: prises de profit sur banques, pharmas, pétrole.

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(CercleFinance.com) - Pas de huitième hausse pour le Dow Jones, mais une consolidation des plus symboliques.

Fort peu de volatilité à Wall Street : les indices reculent exactement dans les mêmes proportions qu'après une heure de cotations, puis à la mi-séance. Le Dow Jones cède au final -0,3%, le 'S&P' -0,5% tandis que le Nasdaq conserve ses +0,4% (il avait reperdu pratiquement la moitié de ses gains à mi-séance), bénéficiant d'un petit rattrapage des 'technos'.

Parmi les titres les plus ramassés, on trouve Nvidia +6,3%, Autodesk +3,2%, Apple +2,7%, Cognizant +2,1%, Yahoo +1,9%, Netflix +1,4%.

Le S&P500 a subi une vague de prises de profits sur les financières, comme Regions Financial -4,7%, Zions Bancorp -3,4%, JP Morgan -2,5%, Goldman Sachs -2,3%.

Consolidation également du secteur pétrolier avec des replis voisins de -2% à -2,5% sur les poids lourds du secteur (Murphy Oil, Chesapeake, Noble, Devon, Halliburton, etc.).

Prises de bénéfices sur le secteur des 'biotechs/pharmas' avec Biomarin -3,1%, Vertex -2,8%, Mylan -2%, Incyte -2,3%, Biogen -1,4%, mais Alexion a repris +1,8%.

Cette journée restera marquée par le franchissement du cap de 1,07 par le dollar face à l'euro (1,0666) et l'inscription d'un zénith de 14 ans du billet vert face à l'ensemble des devises mondiales, mais également - et c'est moins commenté - par l'inscription d'un plancher de huit ans et demi par le yuan face au dollar à 6,879.

Sur le front des indicateurs, on notera que l'indice des prix à la production (PPI) est resté inchangé en octobre aux Etats-Unis, à +0,8% en rythme annuel et +1,6% hors énergie et alimentation: pas d'accélération.

Pourtant, les anticipations d'inflation sont remontées à leur plus haut niveau depuis une décennie à Wall Street.

De même, la production industrielle des Etats-Unis est restée stable ce même mois par rapport à septembre, la vigueur du secteur minier ayant été compensée par la faiblesse de celui de l'énergie.

De façon assez paradoxale, le cours du baril ne bouge quasiment pas (il reste au contact des 46 dollars) malgré le possible échec de la réunion de Doha (Irak, Iran et Nigeria risquent d'être absents) puis un gonflement inattendu de +5,3 millions de barils de brut supplémentaires (au lieu de +1,5 million) qui s'ajoutent aux +2,43 millions de la semaine précédente (au lieu d'une contraction attendue).

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