Wall Street plus forcément hostile aux bonnes nouvelles

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WALL STREET PLUS FORCÉMENT HOSTILE AUX BONNES NOUVELLES
WALL STREET PLUS FORCÉMENT HOSTILE AUX BONNES NOUVELLES

par Ryan Vlastelica

NEW YORK (Reuters) - Après plusieurs semaines lors desquelles les marchés attendaient avec anxiété la publication de statistiques positives de peur qu'elles n'incitent la Réserve fédérale à amorcer une stratégie de sortie de crise, les investisseurs pourraient avoir changé leur fusil d'épaule.

Vendredi dernier, la publication des chiffres de l'emploi américain pour juin a provoqué d'importants passages d'ordres de vente sur le marché obligataire tandis que Wall Street terminait en hausse.

Selon du département du Travail, ce sont 195.000 postes qui ont été créés en juin alors que les économistes anticipaient 165.000 créations. Les chiffres d'avril et mai ont quant à eux été révisés à la hausse, avec un total de 70.000 créations supplémentaires par rapport aux estimations précédentes.

Sur les trois derniers mois, le nombre moyen mensuel de créations d'emplois a atteint 196.233, un niveau proche des 200.000 présentés par certains économistes comme un objectif de la Fed.

"Une bonne nouvelle est une bonne nouvelle, mais il reste beaucoup d'incertitudes sur la manière dont les chiffres de l'emploi peuvent influencer les marchés", a déclaré David Kelly de JPMorgan Funds à New York. "Il y une schizophrénie du marché sur cette question."

Forts du constat d'une amélioration de l'économie américaine, les investisseurs porteront leur attention mercredi sur la publication des minutes du dernier comité de politique monétaire de la Réserve fédérale.

Ce même jour, le président de la Fed Ben Bernanke s'exprimera devant le Bureau national de la recherche économique.

Une majorité des économistes des grandes sociétés de Wall Street s'attendent désormais à ce que la Réserve fédérale commence en septembre à réduire le montant de ses achats de dette destinés à soutenir la croissance et le marché du travail.

"Les marchés sont abreuvés des paroles des responsables de la Fed, parfois bien plus rassurantes que celles que nous avons entendu de la part de Bernanke, et il y a une grande confusion", souligne Kristina Hooper, d'Allianz Global Investors à New York.

"L'entendre la semaine prochaine permettra d'aplanir les choses, tout particulièrement après les chiffres de l'emploi."

Outre la Fed, les investisseurs continueront de suivre avec attention l'évolution de la situation en Egypte qui traverse une crise politique qui a des répercussions sur le marché pétrolier.

Mais leur attention se portera aussi sur la micro-économique avec l'ouverture d'une nouvelle campagne de résultats trimestriels aux Etats-Unis, dès lundi en après-Bourse avec les chiffres d'Alcoa. Suivront vendredi ceux de JPMorgan et Wells Fargo.

Nicolas Delame pour le service français

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  • marshaka le lundi 8 juil 2013 à 07:31

    Si les marchés tenaient compte de la réalité économique, nous serions 50% plus bas au minimum !