Wall Street plombée une fois de plus par l'or noir

le , mis à jour à 22:47
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WALL STREET FINIT DANS LE ROUGE À CAUSE DU PÉTROLE
WALL STREET FINIT DANS LE ROUGE À CAUSE DU PÉTROLE

par Abhiram Nandakumar et Noel Randewich

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a une fois de plus sombré dans la morosité mercredi, une humeur qui la tient depuis le début de l'année à l'instar de ses homologues européennes, plombée comme ces dernières par la nouvelle déroute du marché pétrolier et par des craintes d'un ralentissement économique mondial qui s'amplifient.

Les cours du WTI texan sont tombés à des niveaux qu'ils n'avaient plus fréquentés depuis 2003, tandis que le Brent de la Mer du Nord tutoie son cours plancher de 12 ans dans un marché saturé qui devra en outre absorber prochainement le retour de la production iranienne.

"Les dégâts du secteur énergétique se propagent", note Brian Fenske (ITG). "Voir tous les matins les futures du S&P en recul de 1% à 2%, cela a un impact psychologique immédiat et ça pousse certains investisseurs à éviter le risque comme la peste".

La hausse de 6% de l'indice de volatilité du CBOE, dit encore "indice de la peur", est révélatrice de la fébrilité des investisseurs. Encore que cet indice était monté beaucoup plus haut en séance.

L'indice Dow Jones a perdu 249,28 points, soit 1,56%, à 15.766,74 points. Le S&P-500, plus large, a cédé 22 points (1,17%) à 1.859,33 points, son plus bas depuis plus d'un an. Le Nasdaq Composite finit très peu changé, laissant 5,26 points (0,12%) à 4.471,69.

Les 10 grands indices sectoriels du S&P-500, sauf un, ont tous fini dans le rouge, au premier rang desquels celui des valeurs de l'énergie, qui lâche 2,93%. Dans ce compartiment, Exxon Mobil recule de 4,2% et Chevron de 3,1%.

Le marché ne peut guère compter sur la "saison" des résultats trimestriels, maintenant lancée, pour se donner de l'élan: les bénéfices des sociétés composant l'indice S&P-500 sont attendues en baisse de 4,4% en moyenne, selon des données de Thomson Reuters.

Sur le front des sociétés précisément, Goldman Sachs lâche près de 2%, après avoir touché en séance un plus bas de 20 mois de 153,78 dollars.

La banque a publié un bénéfice en baisse pour le troisième trimestre consécutif, le règlement amiable d'un litige remontant au début des années 2000 ayant plombé les comptes des trois derniers mois de l'année.

IBM laisse près de 5%, après avoir inscrit un plus bas de cinq ans en séance, en raison d'une prévision de bénéfice en deçà des attentes des analystes.

A l'inverse, Netflix, qui décrochait en séance en dépit d'une croissance du nombre d'abonnés supérieure aux attentes, a réussi à remonter presque tout le terrain perdu pour ne céder que 0,14%.

(Wilfrid Exbrayat pour le service français)

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