Wall Street plombée par l'Europe et les statistiques

le
0
Wall Street plombée par l'Europe et les statistiques
Wall Street plombée par l'Europe et les statistiques

par Edward Krudy

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a fini en baisse de près de 1% mercredi, sous le coup de la persistance des interrogations sur la zone euro et d'indicateurs macro-économiques américains confirmant le ralentissement de l'activité aux Etats-Unis.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a cédé 0,62%, soit 77,42 points, à 12.496,38. Le S&P-500, plus large, a perdu 9,30 points, soit 0,70%, à 1.314,88. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 24,46 points (-0,86%) à 2.818,61.

Wall Street poursuit ainsi le yo-yo entamé depuis plusieurs séances : le Dow Jones a en effet gagné 0,75% vendredi, perdu 1,13% lundi, regagné 1,31% mardi et donc reperdu % ce mercredi.

Les courtiers qualifient d'opaque l'environnement actuel et redoutent de passer à côté de la tendance du marché.

D'un côté, les investisseurs se tiennent sur leurs gardes avant les élections législatives grecques prévues dimanche, dont les résultats pourraient contraindre Athènes à quitter la zone euro.

De l'autre, ils ont également en tête la réunion de comité de politique monétaire de la Réserve fédérale la semaine prochaine, qui pourrait se solder par un nouveau coup de pouce de la Fed à la première économie mondiale, un genre de décision qui est toujours très bien accueilli par Wall Street.

Dans ce contexte d'incertitudes, les valeurs défensives - secteurs de la pharmacie et des télécoms - ont été privilégiés.

"Tout le monde essaie de se positionner avec les commentaires de Ben Bernanke, président de la Fed (...) et les élections grecques", a déclaré Michael James, courtier chez Wedbush Morgan.

Le titre JP Morgan Chase a terminé en hausse de 1,57% à 34,30 dollars après que Jamie Dimon, P-DG de la banque, a redit que les erreurs de trading qui ont coûté des milliards de dollars à l'établissement étaient inexcusables, tout en disant qu'elles partaient d'une bonne intention.

Les ventes de détail aux Etats-Unis ont baissé en mai pour le deuxième mois d'affilée, à leur rythme le plus fort des trois dernières années, alors que les prix à la production (PPI) ont baissé de 1%, à leur rythme le plus marqué depuis juillet 2009.

Ces statistiques viennent allonger une série de statistiques décevantes, qui suggèrent que la reprise aux Etats-Unis s'essouffle.

La Chine, la deuxième puissance économique mondiale, est également une source d'incertitudes puisqu'un important conseiller du gouvernement chinois a déclaré que la croissance du pays pourrait tomber sous les 7% au deuxième trimestre.

Egalement à contre-tendance du marché, l'action Dell a pris 2,55% à 12,28 dollars après que le fabricant de micro-ordinateurs a annoncé le versement d'un premier dividende cette année.

Benoit Van Overstraeten pour le service français

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant