Wall Street peu changée en attendant la Fed

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Alison Griswold

NEW YORK (Reuters) - Après une séance quelque peu volatile, Wall Street a finalement fait du surplace mardi, dans un contexte où l'attentisme prévaut à la veille de la fin de la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale attendue mercredi.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a cédé 1,38 point, soit 0,01%, à 15.520,59. Le S&P-500, plus large, a pris 0,63 point, soit 0,04%, à 1.685,96. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 17,33 points (+0,48%) à 3.616,47.

Réunis depuis ce mardi, les responsables de la Fed ont vraisemblablement ouvert un débat intense sur la question de savoir comment préparer au mieux les marchés financiers à la réduction du montant de ses rachats d'actifs.

Si le débat ne devrait pas produire grand-chose sur la question de la politique monétaire, il est probable que les membres du comité de politique monétaire s'appliqueront à faire en sorte que leur communiqué pose les bases d'un début de diminution du montant des rachats d'actifs, actuellement fixé à 85 milliards de dollars par mois, dès le mois de septembre.

La mise en place de ce programme, en septembre 2012, est le principal, sinon le seul, facteur de la hausse de quelque de 18% du S&P 500, indice de référence des gérants de fonds, depuis le début de l'année.

La séance a surtout été marquée par une chute des producteurs de potasse, avec un recul de 16,54% à 31,63 dollars de l'action Potash Corp of Saskatchewan, de 17,28% à 43,81 dollars du titre Mosaic et de 5,39% à 86,50 dollars du cours d'Agrium.

Ces sociétés, qui constituent ensemble Canpotex, ont pâti de la décision du groupe russe Uralkali de se séparer de son partenaire biélorusse Belaruskali.

L'éclatement de leur coentreprise BPC (Belarus Potash Company) laisse prévoir une guerre des prix dans le potasse, l'un des principaux ingrédients des engrais. La fin de BPC laisse Canpotex comme principal exportateur mondial de potasse.

La saison des résultats s'est poursuivie avec les géants de la pharmacie Pfizer et Merck, qui ont fait état de chiffres trimestriels en baisse moins marquée que prévu, avec dans les deux cas une contraction toutefois plus forte qu'anticipé du chiffre d'affaires due à l'expiration de brevets et amplifiée par le dollar fort.

Pfizer, qui a confirmé ses objectifs financiers pour 2013 en dépit de la baisse des ventes du Lipitor, son médicament vedette contre le cholestérol dont le brevet tombé dans le domaine public, a vu son action augmenter de 0,44% à 29,67 dollars.

Le titre Merck a en revanche perdu 0,60% à 48,05 dollars.

L'action Sprint a bondi de 7,32% à 6,16 dollars malgré une perte trimestrielle plus lourde que prévu annoncée par l'opérateur de téléphonie mobile, qui vient de passer sous le contrôle du japonais Softbank.

Les analystes ont notamment salué un chiffre d'affaires du deuxième trimestre meilleur que prévu et le fait que le groupe a relevé sa prévision de bénéfice opérationnel ajusté 2013 hors coûts liés aux transactions Softbank et Clearwire.

Le titre Goodyear a pour sa part progressé de 8,92% à 18,56 dollars après que le fabricant de pneumatiques a annoncé une multiplication par plus deux de son bénéfice trimestriel, grâce à une baisse du coût des matières premières et à une stabilisation dela conjoncture en Europe.

Sur les quelque 60% des entreprises composant le S&P 500 qui ont déjà publié des résultats, 67,4% ont fait mieux que prévu, un niveau en phase avec la moyenne observée au cours des quatre trimestres précédents.

Benoit Van Overstraeten pour le service français

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