Wall Street patine à l'ouverture, le budget inquiète

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WALL STREET EN LÉGÈRE BAISSE DANS LES PREMIERS ÉCHANGES
WALL STREET EN LÉGÈRE BAISSE DANS LES PREMIERS ÉCHANGES

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a ouvert sur une note prudente jeudi, malgré une révision en hausse de la croissance du troisième trimestre aux Etats-Unis, les incertitudes sur la possibilité d'un compromis politique permettant d'éviter le "mur budgétaire" qui menace le pays prenant le pas sur toute autre considération.

Après un quart d'heure de transactions, l'indice Dow Jones perdait 13,90 points, soit 0,10%, à 13.238,07 points. Le Standard & Poor's 500, plus large, reculait de 0,04% à 1.435,23 points et le Nasdaq Composite cédait 0,20% à 3.038,14 points.

Les discussions visant à éviter le "mur budgétaire" semblent de nouveau bloquées, les républicains ayant confirmé mercredi qu'ils soumettraient ce jeudi leur propre projet aux voix de la Chambre des représentants, où ils sont majoritaires, malgré l'opposition de Barack Obama.

Ce blocage s'est traduit mercredi par une baisse de plus de 0,5% de la place boursière américaine alors que sur chacune deux journées précédentes, portées par un optimisme sur l'issue des discussions, elle avait gagné plus de 1%.

"Plus nous approchons de la fin de l'année sans accord, plus l'optimisme va s'évaporer. La volatilité va être extrême jusqu'à ce que nous ayons un accord", a noté Todd Schoenberger, associé chez LandColt Capital.

L'expression mur budgétaire ("fiscal cliff") recouvre la coïncidence, en début d'année prochaine, entre la fin des exonérations fiscales décidées sous George Bush et prolongées pour deux ans en 2010 et la mise en oeuvre de coupes automatiques dans les dépenses publiques prévues par l'accord de 2011 sur le relèvement du plafond de la dette.

Selon les estimations du Congressional Budget Office, l'organisme parlementaire bipartisan de contrôle des finances publiques, si aucun accord n'est trouvé, cette combinaison de hausses d'impôts et de baisse des dépenses estimée au total à 600 milliards de dollars pourrait faire replonger les Etats-Unis dans la récession.

Une heure avant l'ouverture de Wall Street, le département du Commerce a annoncé avoir revu à la hausse la croissance du produit intérieur brut (PIB) américain à 3,1% en rythme annualisé au troisième trimestre, contre 2,7% précédemment.

L'action Nyse Euronext s'envolait de plus de 32% après l'annonce par IntercontinentalExchange (ICE) du rachat de l'opérateur boursier pour 8,2 milliards de dollars (6,2 milliards d'euros).

Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Marc Angrand

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