Wall Street ouvre en nette baisse

le
0
Wall Street ouvre en nette baisse
Wall Street ouvre en nette baisse

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a ouvert en nette baisse lundi dans le sillage des Bourses européennes, dans un climat de doute des investisseurs sur la capacité des dirigeants européens à apporter des réponses à la crise de la dette lors du sommet prévu jeudi et vendredi.

Après une dizaine de minutes d'échanges, le Dow Jones abandonnait 1,22% (154,77 points) à 12.486,01 points. Le Standard & Poor's, plus large, chutait de 1,45% à 1.315,60 points et le composite du Nasdaq reculait de 1,49% à 2.849,46.

Les dirigeants européens doivent discuter lors du sommet d'une union bancaire, d'une plus forte intégration budgétaire et de la possibilité d'un fonds de remboursement de la dette, selon un document préparé pour la réunion.

Mais la chancelière Angela Merkel a répété lundi que l'Allemagne s'opposerait aux "solutions faciles" réclamées par certains de ses partenaires, France et Italie en tête, comme la mutualisation de la dette.

Alors que l'Espagne a officiellement sollicité ce lundi une aide européenne pour ses banques, sans en préciser le montant, les économistes sont de plus en plus nombreux à s'attendre à ce que cette demande ne soit qu'un prélude à un plan de sauvetage de l'Etat espagnol.

Signe de la nervosité ambiante, la Bourse de Madrid reculait de 2,8% à 13h30 GMT et le rendement des obligations souveraines espagnoles à dix ans est reparti à la hausse, se rapprochant de nouveau du seuil fatidique des 7%.

"Il y a un sentiment général que le sommet européen ne va pas aboutir, donc les valeurs risquées sont en baisse", souligne Peter Cardillo, économiste chez Rockwell Global Capital.

Selon lui, c'est cependant surtout le ralentissement de l'économie mondiale qui inquiète Wall Street.

"La situation en Europe n'est qu'un gros prétexte. Si d'un seul coup la croissance reprenait en Asie et aux Etats-Unis, les marchés (américains) ne se préoccuperaient plus de l'Europe que de manière secondaire", assure-t-il.

Aux valeurs, Research in Motion perdait près de 3%. Le fabricant du BlackBerry envisage de se scinder en deux, séparant sa division de fabrication de smartphones en difficulté de son réseau de messagerie, selon le Sunday Times.

Chuck Mikolajczak, Tangi Salaün pour le service français, édité par Natalie Huet

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant