Wall Street ouvre en hausse avec le report des frappes en Syrie

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WALL STREET OUVRE DANS LE VERT
WALL STREET OUVRE DANS LE VERT

NEW YORK (Reuters) - Les marchés américains ouvrent en hausse mardi, au lendemain de la journée fériée de "Labor Day", les investisseurs soufflant après la décision de Barack Obama de consulter le Congrès américain avant d'éventuelles frappes contre la Syrie.

L'indice Dow Jones gagne 0,77% à 14.923,67 points dans les premiers échanges. Le Standard & Poor's 500, plus large, progresse de 1,12% à 1.651,32 points et le Nasdaq Composite prend 1,27% à 3.635,3 points.

La décision du président des Etats-Unis de consulter le Congrès repousse de plus d'une semaine la perspective d'éventuelles frappes en Syrie après l'attaque chimique du 21 août près de Damas, les parlementaires américains n'étant de retour à Washington que le 9 septembre.

"Il y avait d'immenses craintes jusqu'au week-end que le scénario du pire - à savoir une action militaire - se concrétise", note Adam Sarhan, de Sarhan Capital à New York.

Le brut léger américain se replie légèrement après avoir grimpé de 2,5% au mois d'août, porté par cette crainte.

"Il ne faut pas croire que la menace soit totalement écartée mais la baisse des cours (du pétrole brut américain) contribue à lever la pression", ajoute Adam Sarhan.

Verizon perd près de 4% après avoir annoncé le rachat de 45% de Vodafone dans leur filiale commune Verizon Wireless, premier opérateur de téléphonie mobile aux Etats-Unis, pour 130 milliards de dollars.

Bien que l'incertitude autour de la Syrie reste l'élément déterminant de la tendance, les investisseurs se penchent également sur quelques indicateurs économiques, qui auront un impact décisif sur le calendrier du démantèlement progressif du programme d'injections de liquidités de la Réserve fédérale.

Après une enquête mensuelle auprès des directeurs d'achats dans le secteur manufacturier jugée encourageante pour l'avenir , ils attendent l'indice ISM manufacturier du mois d'août et les dépenses de construction de juillet.

Microsoft perd 4,2% après avoir annoncé le rachat pour 5,4 milliards d'euros de l'activité de téléphonie mobile de Nokia, dont le directeur général Stephen Elop, un ancien de Microsoft, rejoint ainsi les prétendants à la succession du directeur général Steve Ballmer.

Citigroup s'adjuge en revanche 2,5%. La banque a cédé plus de six milliards de dollars d'actifs dans le "private equity" et les "hedge funds" pour se conformer aux nouvelles réglementations qui limitent ce type d'investissements, rapporte le Wall Street Journal.

Ryan Vlastelica, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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