Wall Street ouvre en baisse, un accord budgétaire peu probable

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WALL STREET OUVRE EN BAISSE
WALL STREET OUVRE EN BAISSE

NEW YORK (Reuters) - Wall Street perdait plus de 1% vendredi en début de séance, l'abandon la veille par les républicains de leur "plan B" fiscal et budgétaire accentuant la crainte que les négociations en cours pour éviter le "mur budgétaire" n'aboutissent pas à temps.

Une dizaine de minutes après l'ouverture, l'indice Dow Jones perd 1,07%, à 13.169,41 points. Le Standard & Poor's 500, plus large, recule de 1,12% à 1.427,50 et le Nasdaq Composite cède 1,62% à 3.000,98.

La séance s'annonce volatile, les investisseurs étant de plus en plus nombreux à penser qu'un accord budgétaire ne sera signé à temps. De plus, les variations sont accentuées par la faiblesse des volumes en période de fêtes de fin d'année.

Alors que la fin de l'année approche, le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner, n'est pas parvenu à convaincre l'ensemble des membres de son parti de voter pour le "plan B" censé accentuer la pression sur l Président Barack Obama.

Cet échec suggère qu'il sera difficile d'obtenir le soutien de tous les républicains au compromis proposé par Barack Obama concernant les exonérations de d'impôts pour les plus riches et diminue les chances d'un accord d'ici la fin de l'année.

"Nous allions dans la bonne direction, mais maintenant il nous faut un nouvel accord et si ce groupe de républicains radicaux est intransigeant au point qu'il ne veut pas d'accord du tout, cela va devenir très difficile", commente Wayne Kaufman, responsable de l'analyse de marché chez John Thomas Financial.

Le "mur budgétaire" désigne les 600 milliards de dollars de coupes budgétaires et de hausses d'impôts qui se déclencheront automatiquement si le Congrès et la Maison Blanche ne parviennent pas à un compromis d'ici la fin de l'année et menacent de replonger les Etats-Unis en récession.

Face à cette menace, les bons indicateurs macroéconomiques qui continuent d'affluer ne sont pas pris en compte.

Les dépenses des ménages américains ont augmenté en novembre à leur rythme le plus fort en trois ans, et les revenus progressent aussi, laissant penser que la croissance sera plus forte que prévu au quatrième trimestre.

De même, un baromètre très suivi de l'investissement des entreprises américaines a progressé plus qu'attendu en novembre, ce qui suggère que les inquiétudes liées à la fiscalité et aux dépenses publiques n'ont pas gelé tous les projets dans le secteur industriel.

Les investisseurs attendent l'indice du sentiment du consommateur Thomson Reuters/Université du Michigan prévu à 14h55 GMT.

Research in Motion, chute de 16% à la suite de l'annonce par le groupe d'une diminution de sa base d'abonnés pour la première fois de son histoire. L'entreprise, qui a également dit qu'elle allait changer les modalités de facturation de ses services Blackberry, a pourtant fait état d'une perte moins marquée que prévu.

Nike au contraire grimpe de 4% après que le numéro un mondial des vêtements sportifs a annonce des résultats trimestriels supérieurs aux attentes.

Ryan Vlastelica, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Marc Angrand

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