Wall Street ouvre à l'équilibre, hésitante sur la conjoncture

le
0
WALL STREET HÉSITANTE DANS LES PREMIERS ÉCHANGES
WALL STREET HÉSITANTE DANS LES PREMIERS ÉCHANGES

NEW YORK (Reuters) - Les places boursières américaines ont ouvert sans grande orientation mercredi, oscillant entre l'espoir suscité par la hausse plus forte que prévue de la production industrielle des Etats-Unis en juillet et l'inquiétude provoquée par la contraction inattendue de l'indice Empire State en août.

Dans les premiers échanges, le Dow Jones est stable autour de 13.175 points. Le Standard & Poor's, plus large, gagne 0,13% à 1.405,78 points tandis que le composite du Nasdaq progresse de 0,26% à 3.025,12 points.

Inquiets des récents signes d'essoufflement de l'économie américaine, les investisseurs ont trouvé quelque motif d'espoir dans la hausse de 0,6% de la production industrielle en juillet, supérieure au consensus des économistes interrogés par Reuters (+0,5%) et aux chiffres de juin (+0,1%).

L'embellie est cependant fragile, comme en témoigne la contraction inattendue de l'activité manufacturière dans l'Etat de New York en août, pour la première fois depuis octobre 2011, en raison d'une nouvelle chute des commandes.

L'indice "Empire State" est tombé à -5,85 contre 7,39 en juillet et un consensus de 6,50.

La stabilité de l'inflation en juillet, pour le deuxième mois consécutif, et son recul à +1,4% sur un an, au plus bas depuis novembre 2010, laissent cependant de la marge de manoeuvre à la Réserve fédérale pour éventuellement adopter des mesures de soutien à la croissance.

"Le marché est en situation d'attente, c'est très confus. La pression va monter quand certains vont retirer leur argent de la table, mais il n'y aura rien de très inquiétant - on est coincés au purgatoire", commente Ken Polari, directeur d'ICAP Equities.

"Il n'y a rien d'autre à faire qu'attendre car Jackson Hole (ndlr: réunion annuelle de la Fed) n'est que dans deux semaines et le monde entier continue de spéculer sur un assouplissement monétaire", souligne-t-il.

Aux valeurs, Abercrombie & Fitch gagnait plus de 10%, la nette baisse de son bénéfice trimestriel, résultat d'une chute des ventes du groupe d'habillement sur un an, ayant été largement anticipée par les investisseurs après un avertissement sur résultats.

Deere connaît un sort inverse avec un recul de plus de 6% après l'annonce d'une hausse moins marquée que prévu de son bénéfice trimestriel.

Chuck Mikolajczak; Tangi Salaün pour le service français, édité par Natalie Huet

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant