Wall Street montre des signes d'essoufflement

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Angela Moon

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a fait du surplace mercredi, empêchée dans sa progression entamée il y a plusieurs mois par le recul de secteurs associés aux risques macro-économiques, tels la finance et l'énergie.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a cédé 0,35%, soit 45,57 points, à 13.124,62. Le S&P-500, plus large, a perdu 2,63 points, soit 0,19%, à 1.402,89. Le Nasdaq Composite a en revanche avancé de 1,17 point (+0,04%) à 3.075,32.

Le S&P 500, indice de référence des gérants de fonds, conserve toutefois une gain de quelque 12% depuis le début de l'année.

"Nous arrivons à une sorte de plateau, mais, fondamentalement, la donne n'a pas changé (...) Il pourrait y avoir un mouvement de repli mais je vois le marché actions progresser jusqu'à 1.430, voire 1.450 points", a estimé Joe Benanti, directeur général de Rosenblatt Securities, en référence au niveau du S&P 500.

Les ventes dans l'immobilier ancien ont baissé contre toute attente en février aux Etats-Unis et les stocks d'invendus ont augmenté, selon les données publiées mercredi par la Fédération nationale des agents immobiliers (NAR).

Cette statistique vient interrompre une récente série de bons indicateurs macro-économiques et vient rappeler que le marché immobilier, jugé clef pour une reprise durable aux Etats-Unis, n'est pas encore complètement sorti d'affaire.

Malgré la hausse des cours du brut, l'indice S&P regroupant les valeurs énergétiques a reculé de 1,04%. Celui des valeurs financières a perdu 0,43% après avoir progressé sur les neuf des 10 dernières séances.

"Certains éléments me font dire que nous sommes peut-être au début d'une correction pouvant aller jusqu'à 4% : la relative piètre performance des valeurs industrielles et énergétiques, l'inversion de tendance des financières", a déclaré Seth Setrakian, co-dirigeant du département actions américaines chez First New York Securities.

"Les investisseurs attendant en général le début d'un nouveau trimestre pour reprendre une partie de leurs billes. Cela peut arriver un peu plus tôt si tout le monde anticipe la même chose."

Dans une note adressée à ses clients, Goldman Sachs dit toutefois que la perspectives de retour du marché actions, comparé à celui des obligations, sont les meilleures depuis une génération.

"Au vu des valorisations actuelles, nous pensons qu'il faut dire "au revoir pendant longtemps" aux obligations et se mettre à "l'achat pendant longtemps" sur les actions", précise l'intermédiaire.

Le titre Oracle a reculé de 2,29% à 29,41 dollars après avoir publié ses résultats trimestriels la veille, marqués par une chute des revenus tirés de la vente de matériels.

L'action Hewlett-Packard a pour sa part cédé 2,17% à 23,46 dollars après que le géant informatique a annoncé la fusion de ses divisions PC et imprimantes dans le cadre d'une vaste réorganisation visant à dégager des économies et à relancer sa croissance.

Le Nasdaq Composite, à forte pondération technologique, a toutefois été porté par la hausse de 2,46% à 13,72 de l'action Zynga après que le concepteur de jeux en ligne a annoncé le rachat de OMGPOP, le fabricant du jeu prisé "Draw Something".

Benoit Van Overstraeten pour le service français

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