Wall Street met fin à sa série négative

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par Caroline Valetkevitch NEW YORK, 7 janvier (Reuters) - Wall Street s'est redressée mercredi après cinq séances consécutives de baisse en raison de statistiques de l'emploi jugées encourageantes pour la croissance aux Etats-Unis, conjuguées à l'annonce d'une inflation négative dans la zone euro renforçant l'hypothèse d'une rapide initiative de la Banque centrale européenne (BCE). Les investisseurs ont en outre été rassurés sur le fait que la Réserve fédérale n'était pas pressée de commencer à relever ses taux d'intérêt, comme en atteste à leurs yeux le compte rendu de la dernière réunion du comité de politique monétaire de la Fed. ID:nL6N0UM3OX L'indice Dow Jones .DJI , qui regroupe 30 valeurs vedettes de la cote a gagné 212,88 points (1,23%) à 17.584,52 points. Le Standard & Poor's-500 .SPX , plus large et principale référence de nombreux investisseurs, a pris 23,29 points, soit 1,16%, à 2.025,90 points et le Nasdaq Composite .IXIC , à forte pondération technologique, a avancé de 57,731 points (1,256%) à 4.650,467 points. Cette hausse généralisée met fin à la plus longue série de pertes depuis 13 mois pour le S&P-500, qui a cédé 4,2% en cinq séances en raison des inquiétudes liées à l'effondrement persistant des cours du pétrole et aux perspectives globalement moroses, hors Etats-Unis, concernant l'économie mondiale. "En ce début d'année, la confiance a été fortement mise à l'épreuve. Il y avait trop d'optimisme, ce qui signifie que nous étions préparés à un tassement. Le marché cherchait une raison de se débarrasser des cartes les plus faibles dans sa main et le pétrole a fourni cette raison", juge Michael Mullaney, responsable des investissements chez Fiduciary Trust Co à Boston. Le pétrole a stoppé sa dégringolade après avoir perdu plus de la moitié de sa valeur depuis juin, en particulier après le recul spectaculaire de 10% lundi et mardi. Le Brent LCOc1 est passé brièvement sous les 50 dollars le baril avant de terminer la journée à 51,15 dollars, tandis que le contrat février sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) CLc1 a gagné 72 cents, soit 1,5%, à 48,65 dollars le baril. Reste à savoir s'il s'agit d'une simple pause ou d'une inversion de tendance. Le secteur privé aux Etats-Unis a créé 241.000 emplois en décembre, selon l'enquête mensuelle du cabinet spécialisé ADP publiée mercredi, un chiffre supérieur aux attentes des économistes, qui prévoyaient en moyenne 226.000 créations de postes. Aux valeurs, le titre de la chaîne de grands magasins JC Penney JCP.N a bondi de plus de 20% après l'annonce d'une hausse de 3,7% de ses ventes à périmètre comparable en novembre-décembre. L'action de Dick's Sporting Goods DKS.N a pris 11,7%, l'entreprise ayant engagé des discussions préliminaires avec une poignée d'acheteurs potentiels, selon des sources proches du dossier. (Bertrand Boucey pour le service français)

 

* Le Dow gagne 1,23%, le S&P-500 prend 1,16% et le Nasdaq 1,25% * Les créations d'emplois et les minutes de la "Fed" rassurent * L'euro faiblit face au dollar (Actualisé avec citation, précisions) par Caroline Valetkevitch NEW YORK, 7 janvier (Reuters) - Wall Street s'est redressée mercredi après cinq séances consécutives de baisse en raison de statistiques de créations d'emploi jugées encourageantes aux Etats-Unis, conjuguées à l'annonce d'une inflation négative dans la zone euro renforçant l'hypothèse d'une rapide initiative de la Banque centrale européenne (BCE). Les investisseurs ont en outre été rassurés sur le fait que la Réserve fédérale n'était pas pressée de commencer à relever ses taux d'intérêt, comme en atteste à leurs yeux le compte rendu de la dernière réunion du comité de politique monétaire de la Fed. ID:nL6N0UM3OX L'indice Dow Jones .DJI , qui regroupe 30 valeurs vedettes de la cote, a gagné 212,88 points (1,23%) à 17.584,52 points. Le Standard & Poor's-500 .SPX , plus large et principale référence de nombreux investisseurs, a pris 23,29 points, soit 1,16%, à 2.025,90 points, et le Nasdaq Composite .IXIC , à forte pondération technologique, a avancé de 57,731 points (1,256%) à 4.650,467 points. Cette hausse généralisée met fin à la plus longue série de pertes depuis 13 mois pour le S&P-500, qui venait de céder 4,2% en cinq séances en raison des inquiétudes liées à l'effondrement persistant des cours du pétrole et aux perspectives globalement moroses, hors Etats-Unis, concernant l'économie mondiale. Avant même la publication du compte rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Fed, les principaux indices new-yorkais étaient en hausse à la faveur des statistiques sur les créations d'emplois dans le secteur privé en décembre aux Etats-Unis. Le secteur privé américain a créé 241.000 emplois en décembre, selon l'enquête mensuelle du cabinet spécialisé ADP, un chiffre supérieur aux attentes des économistes, qui prévoyaient en moyenne 226.000 créations de postes "Les Etats-Unis continuent pour le moment d'être la région la plus vigoureuse au monde et je pense que les marchés sont rassurés sur le fait que les taux ne vont pas être relevés prochainement", a déclaré Bob Landry, gestionnaire de portefeuilles au sein de USAA Investment Management Co à San Antonio. L'optimisme des investisseurs a été renforcé par l'annonce d'une inflation négative en décembre dans la zone euro pour la première fois depuis 2009. Cela les a confortés dans leur conviction que la BCE allait prochainement se lancer dans une politique d'assouplissement quantitatif, autrement dit imprimer de la monnaie, pour relancer l'activité en Europe. LE PÉTROLE ARRÊTE SA CHUTE En conséquence, l'euro ne cesse de faiblir face au dollar et il a chuté à 1,18020 dollar, un niveau auquel il n'était plus tombé depuis janvier 2006. Il s'échangeait à 1,1838 vers 22h00 GMT. Ce recul de la monnaie européenne est aussi dû à la vigueur du billet vert. Par rapport à un panier de devises de référence .DXY , le dollar a atteint un nouveau plus haut de neuf ans, à 92,265, avant de revenir à 91,955. La faiblesse de l'inflation dans la zone euro est en grande partie due à la baisse des prix de l'énergie. Les cours du pétrole, qui ont fondu de plus de moitié depuis juin, ont au moins provisoirement stoppé l'hémorragie mercredi, après un recul de 10% lors des deux séances précédentes. Le Brent LCOc1 est passé brièvement sous les 50 dollars le baril avant de terminer la journée à 51,15 dollars, tandis que le contrat février sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) CLc1 a gagné 72 cents, soit 1,5%, à 48,65 dollars le baril. Reste à savoir s'il s'agit d'une simple pause ou d'une inversion de tendance. Aux valeurs, le titre de la chaîne de grands magasins JC Penney JCP.N a bondi de plus de 20% après l'annonce d'une hausse de 3,7% de ses ventes à périmètre comparable en novembre-décembre. L'action de Dick's Sporting Goods DKS.N a pris 11,7%, le détaillant d'articles de sport ayant engagé des discussions préliminaires avec une poignée d'acheteurs potentiels, selon des sources proches du dossier. Les valeurs liées au secteur de la construction .HGX ont été parmi les principales bénéficiaires de la journée, avec une hausse de 2,3%. Bloomberg a rapporté que le président américain Barack Obama allait annoncer une réduction par l'administration fédérale du logement de la prime d'assurance hypothécaire. (Bertrand Boucey pour le service français)


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