Wall Street met fin à cinq séances de baisse

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

NEW YORK (Reuters) - Une statistique favorable sur l'emploi a aidé Wall Street à rebondir jeudi après cinq séances consécutives de baisse, mais les investisseurs restent préoccupés par l'impact potentiel sur l'économie d'un blocage des négociations sur le budget et sur la dette en cours à Washington.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a regagné 55,04 points, soit 0,36% à 15.328,30 et le Standard & Poor's-500 a pris 5,90 points ou 0,35% à 1.698,67.

Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 26,33 points (0,70%) à 3.787,43, aidé par Facebook qui a passé le cap symbolique des 50 dollars.

Le S&P, l'indice de référence des gérants américains, restait sur cinq baisses d'affilée, une série inédite cette année, depuis l'annonce surprise par la Réserve fédérale mercredi dernier du maintien de ses rachats d'actifs alors que le marché anticipait une réduction.

Si la confirmation de la croissance de 2,5% du produit intérieur brut (PIB) américain au deuxième trimestre a un peu déçu les intervenants qui espéraient une révision en hausse, l'annonce d'un recul inattendu des inscriptions au chômage la semaine dernière - à 305.000, niveau le plus bas depuis six ans - les a rassurés sur la reprise.

Pour autant, les incertitudes persistent quant à la date du début de retrait des mesures de soutien de la Réserve fédérale qui ont contribué pour une bonne part à la hausse de 19% du S&P-500 depuis le début de l'année.

A ces questionnements s'ajoutent les inquiétudes sur les négociations entre l'administration Obama et le Congrès sur le budget fédéral et le relèvement du plafond de la dette.

Faute d'accord, le gouvernement pourrait ne plus être en mesure de fonctionner à partir du 1er octobre, date du début du nouvel exercice. John Boehner, le président de la Chambre des Représentants - à majorité républicaine - a exhorté les députés à faire preuve de souplesse et le représentant républicain Pete Sessions a assuré qu'il n'y aurait ni fermeture du gouvernement, ni défaut sur la dette, rassurant quelque peu les marchés.

"La correction à laquelle on assiste depuis une semaine n'est pas une surprise, et le marché pourrait encore perdre du terrain pendant les prochaines semaines en fonction de ce qu'il adviendra à Washington des négociations sur le plafond de la dette", commente Phil Orlando, stratège chez Federated Investors à New York.

FACEBOOK À 50 DOLLARS

Sur le front des valeurs, le distributeur d'articles pour la maison Bed Bath and Beyond s'est adjugé 4,47% au lendemain de l'annonce de résultats trimestriels en forte hausse, favorisés par le rebond du marché immobilier. L'indice S&P de la distribution a progressé de 1,0%.

Nike, tout juste entré dans le Dow Jones, s'est octroyé 2,06% avant ses résultats attendus à la clôture et qui se sont révélés meilleurs qu'attendu, ce qui valait à l'action de gagner encore 3,6% dans les transactions post-Bourse.

A la baisse, Eli Lilly a rétrogradé de 2,98% à 51,04 dollars, après un point bas à 50,15. A la suite d'essais cliniques décevants, le laboratoire a renoncé à demander l'homologation du ramucirumab pour le cancer du sein, alors que son traitement expérimental a déjà fait ses preuves pour d'autres formes de cancer.

Le loueur de voitures Hertz Global a chuté de 16,1% après avoir réduit ses prévisions de résultats 2013 en raison, notamment, d'une baisse d'activité dans les aéroports.

Aux technologiques, Facebook a poursuivi son ascension en sautant pour la première fois la barre des 50 dollars grâce à des commentaires positifs de Jefferies Equities Research, qui a relevé son objectif de cours à 60 dollars. Le titre du réseau social a clôturé sur un gain de 1,88% à 50,39 dollars, après un record à 50,60 en séance.

Chuck Mikolajczak et Caroline Valetkevitch, Véronique Tison pour le service français

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