Wall Street marque le pas après des indicateurs décevants

le , mis à jour à 23:45
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    * Le Dow a perdu 0,2% et le S&P-500 0,08%, le Nasdaq a pris 
0,09% 
    * La stagnation des ventes au détail en juillet a déçu 
    * Les valeurs pétrolières en soutien avec la hausse du baril 
    * Nouveau record de clôture du Nasdaq 
    * Sur la semaine, le Dow a gagné 0,17%, le S&P 0,05%, le 
Nasdaq 0,23% 
 
 (Actualisé avec précisions, nouveau commentaire, dollar et 
Treasuries) 
    par Noel Randewich et Caroline Valetkevitch 
    NEW YORK, 12 août (Reuters) - La Bourse de New York a fini 
sur une note prudente vendredi, la hausse des valeurs 
pétrolières avec la montée des cours du brut n'ayant pas suffi à 
compenser l'impact d'indicateurs économiques inférieurs aux 
attentes. 
    L'indice Dow Jones  .DJI  a perdu 37,05 points, soit 0,2%, à 
18.576,47. Le Standard & Poor's-500  .SPX , plus large et 
principale référence de nombreux investisseurs, a cédé 1,74 
point (-0,08%) à 2.184,05 tandis que le Nasdaq Composite  .IXIC  
progressait de 4,5 points (+0,09%) à 5.232,90, son deuxième 
record de clôture consécutif. 
    Les ventes au détail aux Etats-Unis sont restées stables en 
juillet alors que les économistes interrogés par Reuters les 
attendaient en moyenne en hausse de 0,4%.    
    Par ailleurs, les prix à la production ont diminué de 0,4% 
le mois dernier, leur plus forte baisse en près d'un an, alors 
que le marché tablait sur une légère hausse.   
    Quant à l'indice de confiance du consommateur de 
l'Université du Michigan, il progresse moins qu'attendu en 
première estimation en août, à 90,4.   
    Les inquiétudes sur la consommation des ménages et la 
faiblesse persistante de l'inflation suggèrent que la Réserve 
fédérale ne relèvera sans doute pas ses taux dans l'immédiat, en 
dépit de la bonne santé du marché du travail.  
    Les traders évaluaient vendredi à 41,6% la probabilité d'une 
hausse de taux en décembre, contre 45% jeudi, selon le baromètre 
FedWatch de CME Group. 
    Les indicateurs du jour ont logiquement pénalisé le dollar 
sur le marché des changes. En fin de journée, le billet vert 
abandonnait 0,15% face à un panier de devises de référence 
 .DXY , contre lequel il a touché en séance son plus bas niveau 
depuis une semaine. L'euro se traitait autour de 1,1165 dollar 
 EUR= . 
    Le marché obligataire a lui aussi accusé le coup, le 
rendement des Treasuries à dix ans tombant à 1,48%  US10YT=RR , 
son plus bas niveau depuis le 1er août, avant de remonter 
au-dessus de 1,51% en fin de séance. 
     
    LES PÉTROLIÈRES FAVORISÉES PAR LA BAISSE DU BARIL 
    Côté actions, sept des dix grands indices sectoriels S&P ont 
fini la journée en baisse, celui des matériaux de base  .SPLRCM  
(-1,18%) accusant le repli le plus marqué. Il a été tiré à la 
baisse par Dow Chemical  DOW.N , qui a cédé 1,93% au lendemain 
de l'annonce par la Commission européenne de l'ouverture d'une 
enquête approfondie sur son projet de fusion avec DuPont  DD.N . 
Lanterne rouge du Dow Jones, ce dernier a abandonné 1,93%. 
    A la hausse, le secteur de l'énergie a profité de la hausse 
continue des cours du pétrole, favorisée par l'annonce de 
discussions entre pays producteurs le mois prochain dans le but 
de stabiliser les cours.  O/LFR  
    L'indice sectoriel  .SPNY  a gagné 0,65%. Exxon Mobil 
 XOM.N  a pris 1,3%, la meilleure performance du Dow sur la 
journée, et Chevron  CVX.N  0,75%. 
    Parmi les autres valeurs en vue, le groupe de grands 
magasins Nordstrom  JWN.N  a bondi de 8,03% après avoir annoncé 
jeudi soir une baisse moins forte que prévu de ses résultats et 
de ses ventes au deuxième trimestre. 
    Son concurrent J.C. Penney  JCP.N  a quant à lui pris 6,14% 
après avoir réduit sa perte trimestrielle. 
    Sur le Nasdaq, le fabricant de puces graphiques Nvidia 
 NVDA.O  s'est adjugé 5,59% après des résultats meilleurs que 
prévu, marqués par une croissance de 18,3% du chiffre 
d'affaires, la plus forte depuis cinq ans.  
    Les trois grands indices de Wall Street avaient inscrit 
simultanément des records de clôture de jeudi pour la première 
fois depuis 1999, mais la hausse des derniers a ravivé chez 
certains investisseurs des doutes quant aux niveaux de 
valorisation des actions. 
    "On est arrivé à un niveau que je qualifierais de surévalué 
(...) et si on ne peut peut-être pas encore parler de bulle, 
j'estime qu'on n'en est pas loin", dit ainsi Hugh Johnson, 
responsable des investissements de Hugh Johnson Advisors, tout 
en reconnaissant que "ce n'est pas aussi spéculatif qu'en 1999". 
    Environ 5,5 milliards d'actions ont changé de mains vendredi 
sur les marchés américains, contre 6,4 milliards en moyenne sur 
les 20 dernières séances, selon les données Thomson Reuters. 
    Sur l'ensemble de la semaine, le Dow affiche une progression 
de 0,17%, le S&P-500 un gain symbolique de 0,05% et le Nasdaq 
une hausse de 0,23%. 
     
 
 (avec Yashaswini Swamynathan à Bangalore; Marc Angrand pour le 
service français) 
  
 
 

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