Wall Street-Le "rally" de fin d'année reste d'actualité

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 (Répétition sans changement d'une dépêche transmise dimanche) 
    NEW YORK, 7 décembre (Reuters) - La semaine agitée que Wall 
Street a connue a peut-être préparé le terrain au fameux "rally" 
de fin d'année, favorisé par un marché de l'emploi vigoureux aux 
Etats-Unis et par la baisse des prix pétroliers. 
    Wall Street a gagné plus de 2% vendredi, portée par les 
211.000 emplois créés en novembre aux USA, plus nombreux que 
prévu, alors qu'elle avait sensiblement reculé la veille en 
raison de l'accueil glacial réservé par les investisseurs aux 
dernières mesures d'assouplissement de la Banque centrale 
européenne (BCE).  ID:nL8N13T2PL   ID:nL8N13S2Z3  
    La statistique de l'emploi de novembre rend plus probable 
que jamais un relèvement des taux directeurs américains au terme 
de la réunion de la Réserve fédérale des 15 et 16 décembre, le 
premier depuis juin 2006, la Fed s'engageant par ailleurs à ne 
durcir sa politique monétaire que très progressivement. 
    La semaine qui vient donnera donc aux investisseurs 
l'occasion de procéder aux tous derniers ajustements de position 
avant cet événement très attendu et anticipé. 
    "Croissance et inflation faible, c'est ce qui se passe aux 
USA et c'est bien pour la Bourse", a dit Paul Zemsky (Voya 
Investment Management). "Hormis un événement géopolitique, je ne 
vois rien à l'horizon qui pousse la Fed à changer d'avis". 
    Après la déconvenue de jeudi, le président de la BCE Mario 
Draghi s'est employé le lendemain à remettre un peu d'ordre en 
déclarant que la banque centrale avait toujours la possibilité 
de prendre d'autres mesures si celles déjà décidées ne suffisait 
pas à relancer croissance et inflation.  ID:nP6N0OM00Q  
    "On peut dire en quelque sorte qu'il a tenté de réparer une 
partie des dégâts liés au fait qu'on a eu le sentiment qu'il 
n'en faisait pas assez", a dit Quincy Krosby (Prudential 
Financial).  
    A la différence de Mario Draghi, la présidente de la Fed 
Janet Yellen ne devrait pas surprendre les marchés, a-t-elle 
ajouté. "Tant qu'elle s'en tient à ce qu'elle a dit, le marché 
devrait bien réagir. Il anticipe à nouveau une hausse des taux 
et la bonne statistique de l'emploi devrait s'avérer un élément 
positif". 
    Quant aux cours pétroliers, ils ont reculé à nouveau car 
l'Opep n'est pas parvenue à s'entendre sur un plafond de 
production vendredi.  ID:nL8N13T2WH  
    "Le vent debout de la baisse des prix pétroliers de 2015, 
pour ce qui est des bénéfices des sociétés, deviendra un vent 
arrière en 2016", a noté Steve Chiaravone (Federated Investors), 
mettant en avant les avantages de ce contexte pour le 
consommateur américain et qui pourraient se matérialiser dans la 
statistique des ventes au détail attendue vendredi prochain. 
    Enfin, décembre a toujours été le meilleur mois pour 
l'indice S&P-500, selon les données de Stock Trader's Almanac. 
    Dans ce contexte, les indicateurs économiques les plus 
suivis la semaine prochaine seront peut-être ceux de la Chine. 
    "L'indicateur manufacturier (...) de novembre attestait à 
nouveau d'une activité au ralenti, ce qui nous pousse à 
réexaminer notre prévision de croissance du PIB (du quatrième 
trimestre) de 7,0%, au risque de la revoir à la baisse", 
écrivait ING. "Nous ne voyons rien dans les statistique de la 
semaine prochaine -- balance commerciale, inflation, agrégats 
monétaires -- qui change la donne".  
    Les enquêtes de Reuters sur la balance commerciale, attendue 
mardi, laissent penser que les exportations et les importations 
chinoises auront continué de baisser, mais à un rythme moins 
marqué.  
    Les soubresauts de la Chine et l'inflation pratiquement 
inexistante de puissances économiques telles que la zone euro, 
le Japon et la Grande-Bretagne sont les principaux risques 
entravant ce que certains économistes appellent la normalisation 
de politiques monétaires actuellement ultra-accommodantes. 
    Sans que cela doive dissuader la Fed de lancer au moins le 
mouvement.      
 
 (Rodrigo Campos et Jeremy Gaunt, Wilfrid Exbrayat pour le 
service français) 
  
 
 
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