Wall Street freinée par les déboires fiscaux d'Apple en Europe

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    * Le Dow a perdu 0,26%, le S&P-500 0,20% et le Nasdaq 0,18% 
    * L'UE demande à Apple de rembourser 13 mds à l'Irlande 
    * Les banques profitent de l'anticipation d'une hausse de 
taux 
 
 (Répétition sans changement d'une dépêche transmise mardi soir) 
    par Rodrigo Campos 
    NEW YORK, 31 août (Reuters) - La Bourse de New York a fini 
en baisse mardi, entraînée vers le bas par Apple, auquel la 
Commission européenne a demandé de rembourser 13 milliards 
d'euros d'impôts à l'Irlande. 
    Le recul a toutefois été un peu limité par la progression 
des valeurs bancaires alors que les investisseurs anticipent une 
prochaine hausse des taux aux Etats-Unis, même s'ils continuent 
de s'interroger sur le calendrier qu'adoptera la Réserve 
fédérale. 
    L'indice Dow Jones  .DJI  a cédé 48,69 points, soit 0,26%, à 
18.454,30. Le S&P-500  .SPX , plus large et principale référence 
des investisseurs, a perdu 4,26 points, soit 0,20%, à 2.176,12 
alors que le Nasdaq Composite  .IXIC  a reculé de 9,34 points, 
soit 0,18%, à 5.222,99. 
    "Le marché actions va probablement observer une pause car 
les investisseurs se mettent en position d'attente jusqu'à ce 
que des éléments plus tangibles de croissance économique 
apparaissent", dit Terry Sandven, responsable de la stratégie 
sur le marché actions chez US Bank Wealth Management. 
    Avec une baisse de 0,77% à 106,00 dollars, Apple  AAPL.O , 
première capitalisation boursière mondiale, a été le principal 
frein sur le S&P-500 et le Nasdaq. 
    La Commission européenne lui a ordonné mardi de verser 13 
milliards d'euros d'impôts impayés à l'Irlande après avoir 
conclu que les arrangements fiscaux entre Dublin et le fabricant 
de l'iPhone s'apparentaient à une aide publique illégale. 
  
    Les 10 grands indices sectoriels du S&P ont fini dans le 
rouge, à l'exception des valeurs financières  .SPSY  portées par 
la perspective d'une hausse des taux susceptible de gonfler 
leurs bénéfices. Goldmans Sachs  GS.N  (+1,9%) et JPMorgan Chase 
 JPM.N  (+0,82%) ont terminé en tête des rares hausses du Dow 
Jones. Wells Fargo  WFC.N  et Bank of America  BAC.N  ont pris 
2,14% et 2,21% respectivement. 
    L'hypothèse d'un prochain tour de vis monétaire aux 
Etats-Unis a gagné en épaisseur depuis que Janet Yellen, la 
présidente de la Fed, a déclaré vendredi que les arguments en 
faveur d'une hausse des taux se renforçaient aux Etats-Unis. 
  L'annonce mardi d'une nette amélioration de la 
confiance du consommateur américain n'a fait qu'accentuer cette 
impression.   
     
    BOEING SOUFFRE, LES COMPAGNIES AÉRIENNES BRILLENT 
    L'indice du secteur financier a pris 0,8% et il est repassé 
au-dessus de son niveau du 16 décembre dernier, date à laquelle 
la Fed a relevé ses taux pour la première fois en près de 10 
ans. 
    Pour les mêmes raisons, le dollar continue de se raffermir 
dans l'attente des chiffres de l'emploi au mois d'août aux 
Etats-Unis, qui donneront vendredi de nouvelles indications sur 
l'état du marché du travail et plus globalement de l'économie 
américaine. Le billet vert a grimpé à un plus haut de trois 
semaines face à un panier de devises de référence  .DXY , à 
96,143, et il est repassé sous 1,1150 pour un euro. 
    Le marché obligataire est en revanche plus tranquille et le 
rendement à 10 ans des obligations du Trésor américain 
 US10YT=RR  n'a guère évolué, aux alentours de 1,57%. 
    Boeing  BA.N  a cédé 1,57% à 130,81 dollars et a été pour sa 
part le principal contributeur à la baisse du Dow Jones. Le 
constructeur aéronautique, confronté à un net recul de ses 
commandes, a annoncé lundi qu'il s'abstiendrait d'augmenter les 
prix de ses avions de ligne l'an prochain, une première depuis 
2009. 
    Dans le même secteur, les compagnies aériennes ont en 
revanche été particulièrement en vue dans le sillage de United 
Continental Holdings  UAL.N , maison mère d'United Airlines, qui 
s'est envolée de 8,61% à 50,99 dollars après avoir débauché le 
numéro deux d'American Airlines  AAL.O  (+2,43%), Scott Kirby, 
placé au poste de président avec pour mission d'épauler le 
nouveau directeur général Oscar Munoz. 
    Hershey  HSY.N  a chuté de 10,76% à 99,65 dollars, le groupe 
alimentaire Mondelez  MDLZ.O  ayant renoncé à son projet de 
fusion avec le fabricant de confiseries.   Mondelez a 
en revanche gagné 3,95% à 44,74 dollars. 
    Abercrombie & Fitch  ANF.N  s'est pour sa part effondré de 
plus de 20% à 18,29 dollars, l'enseigne de prêt-à-porter ayant 
renoncé à sa prévision d'une hausse de ses ventes à magasins 
comparables cette année. 
 
 (avec Yashaswini Swamynathan à Bangalore; Bertrand Boucey pour 
le service français) 
  
 
 

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