Wall Street finit sur une note mitigée malgré la Fed

le
0

par Gabriel Debenedetti et Caroline Valetkevitch

NEW YORK, 12 décembre (Reuters) - Wall Street a terminé essentiellement inchangée mercredi, après que le président de la Réserve fédérale a réaffirmé que la politique monétaire n'était pas en mesure de contre-balancer les effets du "mur budgétaire" qui menace les Etats-Unis.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles .DJI a ainsi cédé 0,02%, soit 2,99 points, à 13.245,45. En revanche, le S&P-500

.SPX , plus large, a pris 0,64 point, soit 0,04%, à 1.428,48. Et le Nasdaq Composite .IXIC a reculé de son côté de 8,49 points (-0,28%) à 3.013,81.

Il s'agit de la sixième hausse consécutive du S&P 500, indice de référence des gérants de fonds, plus longue série en cours depuis le mois d'août.

En séance, la hausse du S&P était plus marquée et les deux autres indices étaient dans le vert en réaction aux nouvelles mesures d'assouplissement monétaire annoncées par la Fed.

La banque centrale américaine a substitué à un programme de relance plus modeste - dit "Operation Twist" - qui arrive à son terme en fin d'année une nouvelle salve de rachats d'obligations du Trésor qui contribueront à gonfler un peu plus son bilan. (voir ID:nL5E8NCG43 )

Elle en achètera pour 45 milliards de dollars tous les mois, en sus des 40 milliards de dollars d'obligations adossées à des créances hypothécaires (MBS) qu'elle rachète chaque mois depuis septembre. Plus surprenant, la Fed a également adopté des objectifs numériques pour sa politique monétaire, ce qui n'était pas attendu avant le début de l'an prochain.

"Les annonces faites par la Fed ont eu plus d'ampleur que ce qu'avaient anticipé les investisseurs", a déclaré Michael Sheldon, analyste technique chez RDM Financial.

Mais les déclarations de Ben Bernanke sur l'impuissance de la Fed en cas de collision avec le "mur budgétaire" ont plombé le sentiment du marché en fin de séance.

L'expression "mur budgétaire" ("fiscal cliff") recouvre la coïncidence, en début d'année prochaine, entre la fin des exonérations fiscales décidées sous George Bush et prolongées pour deux ans en 2010 et la mise en oeuvre de coupes automatiques dans les dépenses publiques prévues par l'accord de 2011 sur le relèvement du plafond de la dette.

Selon les estimations du Congressional Budget Office, l'organisme parlementaire bipartisan de contrôle des finances publiques, si aucun accord n'est trouvé, cette combinaison de hausses d'impôts et de baisse des dépenses estimée au total à 600 milliards de dollars pourrait faire replonger les Etats-Unis dans la récession.

"J'espère que cela n'arrivera pas, mais si le mur budgétaire est inévitable, je ne crois pas, comme je l'ai déjà dit à maintes reprises, que la Fed dispose d'outils permettant d'en contrer les effets", a dit Ben Bernanke.

Les négociations visant à éviter ce mur budgétaire continuent de monter en puissance à Washington mais John Boehner, chef de file des républicains à la Chambre des représentants, a fait état de "différences sérieuses" subsistent avec le président Barack Obama.

Du côté des valeurs, le titre Wal-Mart WMT.N a cédé 2,75% à 68,94 dollars après qu'il est apparu le numéro un mondial de la distribution fait l'objet d'une enquête diligentée par l'Etat indien concernant des pratiques frauduleuses pour l'obtention de nouveaux marchés étrangers.

(Benoit Van Overstraeten pour le service français)

 

Valeurs associées
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant