Wall Street finit sur une note indécise après la Fed

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* Le Dow a perdu 0,19%, mais le S&P-500 a pris 0,01% et le Nasdaq 0,45% * Le Fed réduit comme prévu son programme d'assouplissement quantitatif * Le titre Twitter a bondi de 19,98% par Caroline Valetkevitch NEW YORK, 30 juillet (Reuters) - La Bourse de New York a fini sur une note irrégulière mercredi, les investisseurs se demandant comment intérpréter les déclarations de la Réserve fédérale, qui se montre à la fois plus optimiste pour l'économie américaine tout en réaffirmant la nécessité d'une politique monétaire extrêmement accommodante. L'indice Dow Jones .DJI a cédé 0,19%, soit 31,75 points à 16.880,36, les actions Coca-Cola KO.N (-1,81%), UnitedHealth (-1,57%), Caterpillar CAT.N (-1,25%) et DuPont DD.N (-1,22%) accusant les plus fortes baisses. Le S&P-500 .SPX , plus large, a en revanche gagne 0,12 point, soit 0,01%, à 1.970,07. Et le Nasdaq Composite .IXIC , porté une nouvelle fois par le secteur des bioctechnologies, a avancé de son côté de 20,20 points (+0,45%) à 4.462,90. L'indice regroupant les valeurs biotechnologiques du Nasdaq .NBI a progressé de 1,03%, à la faveur notamment de la hausse de 5,43% du titre Amgen AMGN.O après que le numéro un du secteur a fait état d'un bénéfice trimestriel meilleur que prévu, tout en annonçant un relèvement sensible de ses prévisions et des suppressions de postes. ID:nL6N0Q45TR La hausse la plus notable du jour est à mettre à l'actif de Twitter TWRT.N , dont l'action s'est envolée de 19,98% à 46,30 dollars après que le site de micro-blogging a dit mardi que le nombre mensuel d'usagers actifs avait augmenté plus que prévu au deuxième trimestre. ID:nL6N0Q45RH La Réserve fédérale américaine s'est montré plus optimiste sur l'état de l'économie américaine mercredi et a également pris acte d'une baisse du taux de chômage et d'une évolution du niveau d'inflation vers son objectif fixé pour le long terme. Ceci étant dit, à l'issue d'une réunion de politique monétaire étalée sur deux jours, la Fed s'est à nouveau montrée préoccupée par une situation de sous-utilisation des capacités sur le marché de travail. Ce constat l'a amenée à réaffirmer qu'il n'y avait aucune urgence à relever les taux d'intérêt. Comme prévu, la banque centrale de la première puissance économique mondiale a ramené le montant mensuel de son programme d'assouplissement quantitatif ("QE3"), censé stimuler la conjoncture, à 25 milliards de dollars, contre 35 milliards précédemment. ID:nL6N0Q56NP HAUSSE DU DOLLAR "Sans surprise, nous avons eu la réduction du QE3 et ce que le comité de politique monétaire dit réellement c'est que la politique monétaire peut rester accommodante même après l'atteinte des objectifs en termes d'emploi et d'inflation", a estimé Art Hogan, analyste chez Wunderlich Securities. Certains analystes pensent que le constat d'une amélioration du marché du travail et de l'inflation ouvrent la voie vers une hausse des taux plus rapidement que prévu. "Cela fait basculer la possibilité d'un relèvement des taux vers le deuxième trimestre 2015 plutôt que le troisième", a déclaré Bricklin Dwyer, économiste chez BNP Paribas. Ce sentiment explique peut-être la bonne tenue du dollar - +0,26% par rapport à un panier de devises internationales .DXY - et le repli du Dow Jones, qui, tout de suite après le communiqué de la Fed, tombé deux heures avant la clôture, était brièvement passé dans le vert. La décision de politique monétaire de la Fed est intervenue quelques heures après la publication de chiffres du département du Commerce montrant que la croissance américaine avait rebondi dans des proportions bien supérieures aux attentes au deuxième trimestre après un début d'année qui s'est avéré moins médiocre que ce qui avait été annoncé initialement. Le produit intérieur brut américain a progressé de 4,0% d'avril à juin, un rythme supérieur aux 3,0% anticipés en moyenne par les analystes, après une contraction de 2,1% (révisée de -2,9%) lors des trois premiers mois de 2014 marqués par un hiver extrêmement rigoureux qui avait pesé sur la demande. ID:nL6N0Q54J8 Un autre indicateur macro-économique a toutefois été moins bon que prévu : le secteur privé aux Etats-Unis a créé 218.000 emplois en juillet, un chiffre nettement inférieur aux attentes et à celui du mois de juin, selon l'enquête mensuelle du cabinet spécialisé ADP. ID:nZON228B06 (Benoit Van Overstraeten pour le service français)

 

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