Wall Street finit sous ses plus hauts, Apple pèse

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a fini en hausse jeudi dans un marché rassuré par le rebond des Bourses chinoises, la remontée des cours du pétrole et les espoirs d'un accord sur la dette grecque, mais les principaux indices ont fini sous leurs plus hauts du matin, plombés par une nouvelle baisse d'Apple.

L'indice Dow Jones des 30 grandes valeurs a pris 33,20 points, soit 0,19%, à 17.548,62 et le S&P-500, plus large, a gagné 4,63 points ou 0,23% à 2.051,31. Le Nasdaq Composite des valeurs de croissance a avancé de son côté de 12,64 points (0,26%) à 4.922,40.

Mais alors que les places européennes ont gagné plus de 2%, les indices américains qui s'adjugeaient plus de 1% dans la matinée ne sont pas parvenus à effacer leurs baisses de la séance de la veille qui avait été en outre perturbée par une panne informatique de plus de trois heures sur le New York Stock Exchange.

"Il y avait un peu plus d'optimisme ce matin et ensuite au fil des heures c'est lentement retombé", commente Giri Cheruki, trader chez OakBrook Investments à Lisle (Illinois).

Les marchés mondiaux ont été soulagés par le rebond de près de 6% de l'indice chinois Shanghai Composite, sa plus forte hausse en six ans, à la suite de nouvelles mesures des autorités pour ramener le calme et limiter les ventes après une correction de 30% depuis la mi-juin. .

"Il y a eu un joli rebond aujourd'hui en Chine mais il faut noter qu'il y a beaucoup de restrictions à la vente d'actions et que la moitié des entreprises cotées ont demandé la suspension de leur cotation", nuance Randy Frederick, chez Charles Schwab à Austin (Texas).

Certains investisseurs redoutent que les turbulences sur les marchés chinois aient un effet déstabilisateur sur le système financier mondial et constitue ainsi un risque encore plus important que la crise de la dette grecque, dont on espère un épilogue ce week-end avec un sommet européen de la dernière chance.

Le marché a également été soutenu par le compte rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale montrant que de nombreux banquiers centraux souhaitent attendre d'autres signes de renforcement de l'économie américaine avant de commencer à relever les taux d'intérêt, qui sont proches de zéro depuis la crise financière de 2008.

Janet Yellen, la présidente de la Fed, donnera vendredi une conférence de presse au cours de laquelle elle pourrait fournir d'autres indications sur la politique monétaire.

REBOND DES TECHS CHINOISES, PAS D'APPLE

Sept des 10 grands indices sectoriels du S&P-500 ont fini en hausse, avec en tête l'indice des financières qui a pris 0,77%. Le compartiment de l'énergie s'est raffermi de 0,38%, aidé par le rebond de plus de 2% des cours du pétrole sur le Nymex.

Aux valeurs individuelles, Alcoa a gagné 0,86%, sous ses plus hauts du jour, au lendemain de l'annonce d'un bénéfice net inférieur aux attentes compensé toutefois par un chiffre d'affaires meilleur que prévu.

Le géant de l'aluminium a donné mercredi soir le coup d'envoi des publications de résultats du deuxième trimestre, qui se poursuivront la semaine prochaine avec le secteur bancaire notamment. Les analystes prévoient en moyenne une baisse de 3,1% des bénéfices des sociétés du S&P-500 au deuxième trimestre, selon les données de Thomson Reuters.

La chaîne de pharmacies Walgreens Boots Alliance, qui a un exercice décalé, a pris 4,24% à 89,55 dollars après avoir publié des résultats trimestriels meilleurs qu'attendu et revu en hausse ses prévisions.

L'assureur santé Cigna s'est octroyé 4,07% à 156,6 dollars alors que la chaîne CNBC croit savoir qu'il se rapproche d'un accord pour être repris par Anthem, qui a proposé en juin de le racheter pour 47 milliards de dollars. UnitedHealth Group pourrait également être intéressé par Cigna, selon CNBC.

Les valeurs chinoises cotées à New York ont rebondi dans le sillage de leurs marchés nationaux, à l'image de Weibo, le "Twitter chinois", qui s'est adjugé 11,75%. Alibaba Group Holding, le géant du commerce en ligne, a pris 1,4%.

A l'inverse, les valeurs technologiques américaines ont fait plutôt grise mine à l'image d'Apple (-2,04%) ou d'Intel (-1,93%), les deux plus fortes baisses du Dow. Apple enchaîne ainsi une cinquième séance consécutive de baisse, série sans précédent depuis janvier, sur fond d'inquiétudes sur les dépenses des ménages en Chine, un marché clé pour son iPhone. A 120,07 dollars, le titre est à moins de 1% de sa moyenne mobile sur 200 jours, un indicateur technique très suivi.

L'indice des technologiques du S&P-500 a cédé 0,32%.

(Tanya Agrawal, Véronique Tison pour le service français)

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