Wall Street finit mitigée après des résultats en demi-teinte

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

NEW YORK (Reuters) - A l'issue d'une bonne semaine, Wall Street a clôturé vendredi sur une note mitigée, tiraillée entre l'espoir de voir la Grèce trouver un accord avec ses créanciers obligataires, et des prises de bénéfice après des résultats d'entreprises en demi-teinte.

L'indice Standard & Poor's 500 a fini sur un gain minime de 0,07% (0,88 point) à 1.315,38 points et le composite du Nasdaq a lui cédé 0,06% (1,63 point) à 2.786,70 points, alors que des valeurs comme IBM et Intel ont permis au Dow Jones de clôturer sur une progression de 0,76% (96,50 points) à 12.720,48 points.

Sur la semaine, le Dow a gagné 2,4% et le S&P-500 a pris 2%, soit leur meilleure performance hebdomadaire depuis un mois. De son côté, le Nasdaq s'est adjugé 2,8% pour sa plus forte progression depuis sept semaines.

Le marché veut croire que la Grèce, qui s'est rapprochée vendredi d'un accord de principe avec ses créanciers privés, pourra éviter la banqueroute en poussant les investisseurs à renoncer aux deux tiers environ des sommes qu'ils lui ont prêtées.

L'optimisme de certains investisseurs a également été alimenté par les ventes de logements anciens aux Etats-Unis, qui ont augmenté de plus qu'attendu en décembre pour atteindre leur plus haut niveau depuis 11 mois.

GOOGLE DÉÇOIT, IBM RÉJOUIT

Mais certains résultats de sociétés ont beaucoup déçu.

Google a abandonné 8,38% après la publication jeudi de ses trimestriels, tandis que General Electrics, dont les comptes sont considérés comme un bon baromètre de l'activité, a fait état vendredi d'un chiffre d'affaires inférieur aux attentes. Le titre GE a clôturé inchangé à 19,15 dollars.

American Express a cédé de son côté 1,78% après avoir augmenté ses provisions pour créances douteuses.

A l'inverse, l'action IBM a été recherchée et a bondi de 4,43% sur ses perspectives, et Microsoft et Intel, qui ont publié jeudi des résultats trimestriels meilleurs qu'attendu, se sont adjugé respectivement 5,65% et 2,93%.

"Il y a des inquiétudes sous-jacentes selon lesquelles certains grands noms pourraient avoir trop grimpé, ce qui signifie que n'importe quel faux pas sur les résultats pourrait entraîner un repli à court terme, et c'est ce que nous observons sur GE et Google", note Lawrence Glazer, de Mayflower Advisors.

"La valorisation d'un vétéran des technologies comme IBM laisse plus de place à l'appréciation, tandis qu'une valeur à plus forte croissance comme Google doit répondre à des attentes plus élevées."

Sur les 72 composantes du S&P-500 qui ont publié leurs résultats trimestriels, 60% ont dépassé les attentes des analystes, selon Thomson Reuters, soit une proportion plus basse que lors des derniers trimestres.

Signe toutefois d'un appétit retrouvé pour le risque, l'indice VIX de la volatilité a clôturé sous le seuil de 19 points pour la première fois depuis le 22 juillet dernier.

Ryan Vlastelica et Rodrigo Campos, Jean Décotte pour le service français

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  • pstl le vendredi 20 jan 2012 à 22:57

    franchement faut arreter le délire, le DJ fini a +0.76 pour la 2eme fois de suite au plus haut de séance ... quel intéret d'entretenir du pessimisme à tout va ?