Wall Street finit la semaine en demi-teinte

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    * Perte de 0,34% pour le Dow et de 0,19% pour le S&P 
    * Gain de 0,18% pour le Nasdaq 
    * Gain hebdomadaire de 1,5% pour le Dow, de 1,6% pour le 
S&P, de 1,9% pour le Nasdaq 
 
    par Abhiram Nandakumar et Noel Randewich 
    NEW YORK, 26 février (Reuters) - Wall Street a terminé la 
séance de vendredi sur une note étroitement irrégulière, 
soutenue d'un côté par une statistique de croissance qui s'est 
révélée être meilleure que prévu mais affectée de l'autre par un 
souci devenu constant chez les traders à savoir l'évolution des 
taux d'intérêt américains. 
    Cette contre-performance n'empêche les trois grands indices 
de réaliser des gains appréciables sur l'ensemble de la semaine. 
    Le PIB américain a crû de 1,0% en rythme annualisé au 
quatrième trimestre, suivant la deuxième estimation publiée 
vendredi par le département du Commerce. Il confirme ainsi un 
ralentissement de croissance, après sa hausse de 2% du troisième 
trimestre, mais la première estimation n'était que de +0,7% et 
le consensus donnait seulement 0,4% de croissance.   
    Un net rebond des cours pétroliers a entretenu la résistance 
de Wall Street une partie de la journée mais ceux-ci ont ensuite 
fortement réduit leurs gains jusqu'à se retourner à la baisse, 
ce qui a contribué à alourdir Wall Street par la suite. 
    Malgré ce fléchissement de l'or noir, c'est bel et bien 
l'indice sectoriel S&P des ressources naturelles  .SPLRCU  qui a 
réalisé, et de loin, la meilleure performance de la journée, en 
dégageant un gain de 1,35%, soit sa troisième hausse d'affilée. 
    L'indice Dow Jones  .DJI  a perdu 57,32 points (0,34%) à 
16.639,97 points. Le S&P-500  .SPX , plus large, a cédé 3,65 
points (0,19%) à 1.948,05 points. Le Nasdaq Composite  .IXIC  a 
gagné 8,27 points (0,18%) à 4.590,47 points.  
    Sur l'ensemble de la semaine, le Dow inscrit un gain de 
1,5%, le S&P de 1,6% et le Nasdaq de 1,9%. 
    Echaudés par une volatilité qui s'est installée semaine 
après semaine, les investisseurs restent prudents, la chute des 
cours pétroliers, la hausse des taux survenue aux Etats-Unis en 
décembre et le ralentissement économique chinois ne se laissant 
pas oublier facilement. 
    "Je crois qu'on se retrouve une fois de plus au sommet des 
montagnes russes; tout ce qui a désarçonné le marché en janvier 
est encore bel et bien là", a dit Brian Battle (Performance 
Trust Capital Partners). 
    Deux autres statistiques ont donné des aspects divergents de 
l'état d'esprit des ménages.  
    Leur moral s'est un peu altéré ce mois-ci, si l'on en croit 
l'indice de l'Université du Michigan, mais leurs dépenses 
avaient augmenté en janvier, et l'indice des prix PCE qui leur 
est attaché n'a jamais autant augmenté depuis octobre 2014, un 
élément qui plaide pour une poursuite du cycle de remontée des 
taux aux Etats-Unis.      
 
 (Wilfrid Exbrayat pour le service français) 
  
 
 

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