Wall Street finit la semaine dans une forme olympique

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en forte hausse vendredi, à son meilleur niveau depuis début mai, les investisseurs jugeant de plus en plus probables de nouvelles initiatives des grandes banques centrales pour soutenir la croissance.

L'annonce en début de journée d'un ralentissement de la croissance aux Etats-Unis au deuxième trimestre, à 1,5% en rythme annualisé, a conforté l'espoir de voir la Réserve fédérale s'engager dans un nouveau cycle d'achats d'obligations sur les marchés pour soutenir le crédit et l'activité.

La Fed réunit son comité de politique monétaire (FOMC) mardi et mercredi prochain.

La Banque centrale européenne (BCE), elle, se réunira jeudi et les dernières déclarations de Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), continuent de nourrir les anticipations de mesures décisives pour enrayer la contagion de la crise de la dette dans la zone euro.

"On continue à profiter de l'enthousiasme lié au possible changement de politique, à la fois à la BCE et au FOMC. C'est la seule raison de la hausse du marché", explique Ken Polcari, directeur d'ICAP Equities à New York.

Avant les chiffres de la croissance, les marchés mondiaux avaient profité des informations du quotidien français Le Monde selon lesquelles la BCE et des Etats membres de la zone euro travaillent à une action concertée pour limiter l'envolée des taux d'emprunt de l'Espagne et de l'Italie.

En fin de séance, c'est une information de l'agence Bloomberg évoquant une rencontre entre Mario Draghi et Jens Weidmann, le président de la Bundesbank allemande, qui a permis à Wall Street d'amplifier sa progression. La BCE et la Buba n'ont ni confirmé ni démenti cette rencontre, en rappelant que de tels contacts étaient habituels.

AMAZON BONDIT, FACEBOOK CHUTE

L'indice Dow Jones des 30 principales valeurs industrielles a gagné 187,73 points à 13.075,66 après avoir repassé le seuil symbolique de 13.000 points pour la première fois depuis le 4 mai.

Le Standard & Poor's 500, plus large, a pris 25,95 points, soit 1,91%, à 1.385,97.

Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 64,84 points (+2,24%) à 2.958,09.

Sur l'ensemble de la semaine, le Dow a progressé de 1,97%, le S&P 500 1,71% et le Nasdaq 1,12%. Le S&P affiche ainsi une troisième semaine consécutive de hausse.

Les valeurs financières ont figuré ce vendredi parmi les principales bénéficiaires de l'euphorie générale. L'indice S&P du secteur a pris 1,99%.

Le géant de la pharmacie Merck & Co, lui, a bénéficié de ses résultats meilleurs que prévu, son action gagnant 4,04%.

Amazon.com a bondi de 7,87% au lendemain de la publication de ses comptes trimestriels, le marché saluant l'augmentation de ses marges.

Mais le mouvement le plus spectaculaire du jour s'est effectué à la baisse: Facebook a en effet chuté de 11,7%, le marché sanctionnant le ralentissement de la croissance de ses revenus et son incapacité à donner des prévisions financières.

Autre repli marquant du jour, Starbucks (-9,42%) a subi sa plus forte baisse depuis plus de 12 ans après un bénéfice trimestriel inférieur au consensus et la révision à la baisse de ses prévisions.

Environ 290 sociétés du S&P ont déjà publié leurs comptes trimestriels et deux tiers d'entre elles environ ont dépassé les attentes des analystes, selon les données Thomson Reuters. Mais celles - une sur cinq environ - qui ont donné des prévisions pour le trimestre en cours ont fait preuve d'un pessimisme sans précédent depuis 11 ans.

Anna Louie Sussman, Marc Angrand pour le service français

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