Wall Street finit étale, prise entre pétrole et high tech

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Abhiram Nandakumar et Noel Randewich

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé la dernière séance de la semaine sur une note irrégulière, des résultats de sociétés jugés décevants ayant amoindri les répercussion des bienfaits d'une hausse des cours pétroliers sur les valeurs de l'énergie.

Le Dow affiche un gain très modeste à la clôture de la séance de vendredi, le S&P-500 finit étale et le Nasdaq recule. Le Dow et le S&P-500 sont revenus en territoire positif en fin de séance.

L'indice Dow Jones gagne 21,23 points (0,12%) à 18.003,75 points. Le S&P-500, plus large, prend 0,10 point à 2.091,58 points. Le Nasdaq Composite cède 39,66 points (0,80%) à 4.906,23.

Sur l'ensemble de la semaine, le Dow a gagné 0,6% et le S&P 0,5%, tandis que le Nasdaq a perdu 0,6%.

Le brut a inscrit sa troisième semaine de gains d'affilée, les intervenants ayant le sentiment que l'engorgement du marché va s'atténuer. Une forte consommation d'essence aux Etats-Unis et les signes qui vont se multipliant d'une baisse de la production de par le monde améliorent le sentiment du marché.

Du côté de la Bourse, l'indice S&P-500 a opéré une vive remontée après avoir été chahuté en tout début d'année, aidé en particulier par la prudence observée par la Réserve fédérale dans son cycle de remontée des taux d'intérêt [mais il a marqué un coup d'arrêt hier et aujourd'hui.

Wall Street évolue largement en fonction du marché pétrolier ces derniers mois et, pour cette raison, certains investisseurs anticipent malgré tout davantage de gains la semaine prochaine.

"Si les résultats dépassent des attentes très faibles et si les cours pétroliers continuent d'augmenter, on peut anticiper une tendance haussière sur le marché la semaine prochaine", dit Thomas Wilson (Wealth Advisory chez Brinker Capital).

Malgré les derniers résultats de sociétés en demi-teinte, 77% des comptes déjà publiés ont battu le consensus, dépassant la norme habituelle qui est de 63%.

"Les investisseurs veulent plus de clarté sur deux éléments: la 'saison' des résultats et la Fed", commente Adam Sarhan (Sarhan Capital). "C'est normal que le marché fasse une pause avant une barre de résistance telle que 2.134 (pour le S&P-500)et dérive sans tendance bien nette pendant quelques jours, voire même quelques semaines, avant de repartir de plus belle".

L'indice sectoriel des valeurs high tech est celui qui a accusé et de loin le recul le plus prononcé de la journée, soit 1,90%, expliquant la mauvaise performance du Nasdaq.

Au contraire, l'indice des valeurs de l'énergie a progressé de 1,33%, le gain le plus fort de la séance. Huit des 10 grands indices sectoriels du S&P-500 ont fini dans le vert.

Microsoft a lâché 7,2% et Alphabet, maison-mère de Google, 5,4%, tous deux ayant raté les consensus à la fois pour le bénéfice et le chiffre d'affaires.

On s'attend à ce que les sociétés du S&P-500 aient dégagé des bénéfices en baisse de 7,1% au premier trimestre, selon Thomson Reuters I/B/E/S, et les actions des entreprises qui n'arrivent pas à dépasser des prévisions qui avaient elles-même été revues à la baisse sont attaquées.

Parmi les valeurs qui ont publié leurs comptes ce vendredi, General Electric cède 0,7%. Le conglomérat industriel a publié un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes mais son chiffre d'affaires a baissé de 1% en données organiques, un recul qui pourrait alimenter les doutes sur sa capacité à atteindre ses objectifs annuels.

Caterpillar a annoncé avoir revu à la baisse ses prévisions de chiffre d'affaires et de bénéfice pour cette année et a publié un résultat net trimestriel en recul, conséquence de la dégradation de l'activité sur les marchés de la construction, du pétrole et du gaz, des mines et du rail. L'action a laissé 0,4%.

(Wilfrid Exbrayat pour le service français)

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