Wall Street finit étale malgré les frappes en Syrie et l'emploi

le , mis à jour à 23:00
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WALL STREET FINIT INCHANGÉE
WALL STREET FINIT INCHANGÉE

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé vendredi quasi-inchangée sans céder à l'inquiétude en dépit de frappes aériennes américaines en Syrie et de chiffres de créations d'emplois aux Etats-Unis au mois de mars nettement inférieurs aux attentes.

La séance a aussi été animée par des propos de l'influent président de la Réserve fédérale de New York, William Dudley, selon lesquels la réduction par la banque centrale américaine de la taille de son bilan de 4.500 milliards de dollars (4.250 milliards d'euros) n'entraînera qu'une "petite pause" dans la trajectoire de relèvement des taux directeurs.

A la clôture, l'indice Dow Jones cède 6,85 points points, soit 0,03%, à 20.656,10.

Le S&P-500, plus large, perd 1,95 point, soit 0,08%, à 2.355,54.

Le Nasdaq Composite recule de son côté de 1,14 point (-0,02%) à 5.877,81.

Sur la semaine, le Dow Jones a fait du surplace tandis que le S&P 500 a perdu 0,3% et que le Nasdaq Composite a reculé de 0,57%.

Les Etats-Unis ont bombardé une base aérienne en Syrie dans la nuit de jeudi à vendredi, trois jours après l'attaque chimique contre un village du nord-ouest de la Syrie, première action militaire directe des Etats-Unis contre le régime syrien de Bachar al Assad en six ans de guerre civile.

Les investisseurs ont toutefois été rassurés par les déclarations de Washington selon lesquelles cette intervention n'ouvrait pas la voie à un engagement américain durable dans le conflit syrien.

L'économie américaine n'a créé que 98.000 au mois de mars, le nombre le plus faible depuis 10 mois, selon des données publiées vendredi par le département du Travail. La baisse du taux de chômage à un plus bas de près de 10 ans a toutefois montré que le marché du travail reste tendu.

Lees investisseurs ont aussi été rassérénés par les déclarations du président américain au cours de sa rencontre de deux jours avec son homologue chinois en Floride qui contrastaient avec la rhétorique anti-chinoise de sa campagne électorale.

Donald Trump a déclaré vendredi qu'il avait avancé dans ces discussions avec Xi Jinping et qu'il espérait qu'ils pourraient surmonter de nombreux problèmes.

"Ce n'est pas les sujets qui ont manqué aujourd'hui. En dehors de l'économie, il y a Chine, il y a la Syrie", a dit Sean Lynch, co-responsable de la stratégie sur les actions de Wells Fargo Investment Institute.

Signe d'un regain d'aversion au risque, les secteurs défensifs comme les télécoms et les services aux collectivités ont terminé en hausse de 0,55% et 0,1% respectivement.

Les biens de consommation non-cycliques, autre secteur défensif, ont été soutenus par la hausse de 2,06% de Wal-Mart Stores, après le relèvement de la recommandation de Telsey Advisors, qui estime que le numéro un mondial de la grande distribution est en train de retrouver sa position de force.

Dans le compartiment de la défense, Raytheon, le fabricant des missiles Tomahawk utilisés par la Navy contre Damas, a terminé en hausse de 1,47%.

L'or a bénéficié de son statut de valeur-refuge, atteignant un plus haut de cinq mois a 1.270,46 dollars l'once avant de céder une partie de ces gains pour revenir à 1.255,26 dollars l'once (+0,31%).

(Sinead Carew, Marc Joanny pour le service français)

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