Wall Street finit en repli de 0,49% en attendant la Fed

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Anna Louie Sussman

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en baisse mardi, dans l'attente de l'issue de la réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine, qui pourrait déboucher sur de nouvelles mesures de soutien à l'économie.

L'indice Dow Jones a perdu 0,49% (64,33 points) à 13.008,68 points. Le S&P-500, plus large, a perdu 0,43% (5,98 points) à 1.379,32 points et le Nasdaq Composite a reculé de 0,21% (6,32 points) à 2.939,52 points.

Sur l'ensemble du mois de juillet, les trois indices ressortent cependant en hausse, de 1% pour le Dow, de 1,3% pour le S&P 500 et de 0,2% pour le composite du Nasdaq.

Lundi, les indices américains avaient clôturé sur une note stable, marquant une pause après avoir enregistré leur plus forte hausse en deux jours depuis le début de l'année sur l'espoir de nouvelles mesures pour doper la croissance de la part des banques centrales.

La Fed et la Banque centrale européenne (BCE) rendront chacune leur décision de politique monétaire mercredi et jeudi.

La semaine dernière, le président de la BCE, Mario Draghi, a suscité de vives attentes en déclarant que l'institution monétaire était "prête à faire tout ce qu'il faudra pour préserver l'euro", alimentant les spéculations sur une reprise son programme de rachats d'actifs pour faire baisser les coûts d'emprunt de l'Espagne et de l'Italie.

Mais la Bundesbank a aussitôt critiqué cette idée, laissant les investisseurs dans une position attentiste.

"Pourquoi l'Allemagne accepterait-elle maintenant? Elle attendra jusqu'à la dernière minute", estime Jeff Meyerson de Sunrise Securities. "Je pense qu'inévitablement la BCE va devoir accroître considérablement son champ d'action, mais si l'Espagne est secourue, restera-t-il assez pour aider l'Italie? Il y a certainement encore beaucoup plus de questions que de réponses."

FACEBOOK POURSUIT SA CHUTE

Les investisseurs sont également sensibles aux indicateurs macro-économiques du jour. Le prix des maisons individuelles aux Etats-Unis a augmenté pour le quatrième mois d'affilée en mai, selon l'indice S&P/Case-Shiller, tandis que les ménages américains ont vu leurs revenus augmenter un peu plus que prévu en juin, mais cela ne les a pas pour autant incité à consommer.

La confiance du consommateur américain a progressé contre toute attente en juillet, les Américains se montrant plus optimistes sur les perspectives économiques à court-terme, selon l'enquête mensuelle du Conference Board.

Aux valeurs, Pfizer a pris 1,39% à 24,04 dollars. Le groupe a fait état d'un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes, soutenu par une baisse de ses dépenses, dans la recherche notamment, et confirmé ses prévisions 2012 en dépit de l'impact négatif de la hausse du dollar.

Apple a pris 2,64%. Le groupe pourrait envisager de diviser son action, une opération qui lui permettrait d'intégrer l'indice Dow Jones, rapporte le courtier Bernstein Research dans une note publiée mardi.

Facebook a de son côté chuté de 6,2% au nouveau plus bas record de 21,71 dollars. C'est la troisième séance consécutive de repli du titre depuis la publication des résultats trimestriels du premier réseau social mondial, qui n'ont nullement apaisé les inquiétudes des investisseurs sur sa capacité à endiguer un ralentissement de la croissance de ses revenus.

Facebook a perdu plus de 40% de sa valeur depuis qu'il est entré en Bourse le 18 mai dernier au prix de 38 dollars.

Natalie Huet pour le service français

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