Wall Street finit en recul, la Grèce et les résultats inquiètent

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a fini en recul mardi alors que les discussions sur l'effacement d'une partie de la dette grecque piétinent et que le début de la saison des résultats d'entreprises semble décevoir une partie des investisseurs.

L'indice Standard & Poor's 500 a mis fin à une série de cinq séances consécutives de hausse, perdant 0,1% (-1,37 point) à 1.314,63 points, tandis que l'indice Dow Jones a cédé 0,26% (33,07 points) à 12.675,75. De son côté, le Nasdaq a fini quasiment stable (+0,09%) à 2.786,64 points.

Les ministres des Finances de la zone euro ont rejeté lundi la dernière offre de participation des créanciers privés de la Grèce à un deuxième plan d'aide à Athènes et ont appelé à la conclusion rapide d'un accord sur l'échange de dette, qui doit permettre au pays d'éviter la banqueroute.

Un défaut désordonné de la Grèce pourrait raviver les menaces de contagion de la crise à d'autres pays de la zone euro, accroissant la pression sur des pays comme l'Espagne ou l'Italie.

"La situation en Grèce a généré des inquiétudes et le marché s'est replié, mais je ne crois pas que cela affecte le marché autant (qu'auparavant)", nuance Doug Cote, stratège en chef chez ING Investment Management.

PRUDENCE AVANT OBAMA ET LA FED

Par ailleurs, la tendance morose a été alimentée par la faible proportion de résultats trimestriels d'entreprises américaines ayant dépassé les attentes.

Selon les données Thomson Reuters, 20% des sociétés composant l'indice S&P-500 ont publié leurs comptes et seulement 58% d'entre elles ont fait mieux qu'attendu, soit un pourcentage inférieur à son niveau habituel à ce stade de la saison des résultats.

Mardi, Verizon Wireless et Kimberly-Clark ont annoncé des résultats inférieurs au consensus (voir ), cédant respectivement 1,6% et 1,7% en clôture. Quant à DuPont, son chiffre d'affaires a déçu mais le titre a résisté, prenant 0,1%.

Symbole d'un marché plutôt frileux, McDonald's a fini en recul de 2,18% même si le numéro un mondial de la restauration rapide a livré un bénéfice trimestriel supérieur au consensus. Les investisseurs redoutent que des effets de changes et ne nuisent à ses résultats en 2012.

Le marché s'est en outre montré attentiste avant le discours sur l'Etat de l'Union du président américain Barack Obama ce mardi soir et l'issue de la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale mercredi.

La Fed pourrait franchir une étape historique en se fixant pour la première un objectif chiffré d'inflation.

Angela Moon, Jean Décotte pour le service français

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