Wall Street finit en net recul avec la Corée du Nord et la Fed

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    * La Corée du Nord annonce son cinquième essai nucléaire 
    * Rosengren (Fed) dit qu'il ne faut pas attendre trop pour 
agir 
    * La rechute du brut a pesé sur les valeurs de l'énergie 
    * Le Dow a perdu 2,13%, le S&P 2,45% et le Nasdaq 2,54% 
    * Sur la semaine, le Dow a cédé 2,2%, le S&P et Nasdaq 2,4% 
 
 (Actualisé avec précisions, dollar et obligations du Trésor) 
    par Caroline Valetkevitch 
    NEW YORK, 9 septembre (Reuters) - Wall Street a terminé en 
forte baisse vendredi dans un climat de grande nervosité après 
un nouvel essai nucléaire de la Corée du Nord et les propos d'un 
responsable de la Réserve fédérale plaidant pour un resserrement 
monétaire sans trop tarder.     
    L'indice Dow Jones  .DJI  a perdu 394,46 points, soit 2,13%, 
à 18.085,45 points. Le S&P-500  .SPX , plus large, a reculé de 
53,49 points, soit 2,45%, à 2.127,81 points. Le Nasdaq Composite 
 .IXIC  a abandonné 133,57 points (-2,54%) à 5.125,91 points.  
    Sur l'ensemble de la semaine, le Dow a perdu 2,2% et le S&P 
et le Nasdaq ont reculé de 2,4% chacun, les trois indices ayant 
accusé leur plus forte baisse hebdomadaire en plusieurs mois.  
    L'indice de volatilité  .VIX , encore appelé le baromètre de 
la peur, a bondi de 34,2%, plus forte hausse quotidienne depuis 
fin juin, pour finir à son plus haut niveau depuis le 28 juin. 
    La Corée du Nord a annoncé avoir mené un nouvel essai 
nucléaire, d'une puissance sans précédent, et se dit désormais 
capable de monter des têtes nucléaires sur des missiles 
balistiques, ce qui lui a valu des condamnations des Etats-Unis, 
mais également de la Chine, son principal allié.    
    La tendance négative s'est accentuée, dès avant l'ouverture, 
après des déclarations du président de la Fed de Boston, Eric 
Rosengren, invitant la banque centrale à ne pas attendre trop 
longtemps avant de relever ses taux d'intérêt.    
    Les déclarations de ce type se multiplient ces derniers 
temps même si les traders pensent toujours majoritairement que 
la Fed n'agira pas à sa prochaine réunion, les 20 et 21 
septembre, mais plutôt en décembre. Sur le marché, les 
anticipations de hausse de taux dès septembre sont cependant 
passées à 24% après les propos du président de la Fed de Boston, 
contre 18% la veille, selon le baromètre FedWatch de CME Group.  
    "Il est certain que les gesticulations de la Fed font 
beaucoup de bruit et lorsque vous entendez des commentaires de 
ce type, cela crée une certaine nervosité sur le marché", dit 
Phil Blancato (Ladenberg Thalmann Asset Management). 
     
    PRÉVISIONS PESSIMISTES DE DEUTSCHE BANK 
    Toutefois, d'autres responsables de la Fed, dont le 
gouverneur de la Fed, qui vote également au comité de politique 
monétaire de la banque, ont été plus prudents en ce qui concerne 
le calendrier de hausse des taux.     
    Daniel Tarullo a ainsi affirmé que de nouveaux éléments 
confirmant que l'inflation se rapprochait de l'objectif de 2% 
fixé par la Réserve fédérale étaient souhaitables avant que la 
banque ne se décide à relever ses taux d'intérêt. 
    Des traders ont rapporté en outre que des prévisions à long 
terme pessimistes de Deutsche Bank ont contribué au décrochage 
des Bourses en Europe et aux Etats-Unis, ainsi qu'à d'importants 
dégagements sur les marchés obligataires qui ont poussé les 
rendements à leurs plus hauts depuis des mois.   
    Dans une étude prospective publiée vendredi, la banque 
allemande a averti que la croissance de l'activité serait si 
faible au cours des trois prochaines décennies que les 
responsables politiques auront bien du mal à faire face aux 
défis politiques, sociaux et économiques qui en résulteront.  
    Sur le plan sectoriel à New York, les services collectifs 
 .SPLRCU  et les télécoms  .SPLRCL  ont perdu respectivement 
3,75% et 3,42%, parmi les plus nets replis des dix grands 
indices du S&P, après avoir été recherchés depuis le début de 
l'année, notamment pour leur politique de dividendes élevés.  
Verizon  VZ.N  a reculé de 3,32%, plus forte baisse Dow Jones.   
    Le secteur de l'énergie  .SPNY  a abandonné 2,8%, plombé 
aussi par la rechute du pétrole, qui avait pris 4% jeudi après 
une baisse aussi forte qu'inattendue des stocks de brut aux 
Etats-Unis la semaine dernière avec les perturbations liées à la 
tempête tropicale Hermine.   Exxon Mobil  XOM.N  et 
Chevron  CVX.N  ont cédé respectivement 2,48% et 2,74%.          
    Quoiqu'il en soit, le pétrole a gagné environ 3% sur 
l'ensemble de la semaine, sa première hausse hebdomadaire en 
trois semaines, dans l'espoir d'un accord global pour stabiliser 
la production après l'annonce lundi que Moscou et Ryad avaient 
conclu un accord de coopération dans ce sens.    
    Aux valeurs individuelles, l'exploitant d'oléoducs Williams 
Companies  WMB.N  a cédé 3,56% après l'abandon d'un projet de 
rachat par son concurrent Enterprise  EPD.N  (-1,61%). 
    Le dollar a gagné du terrain vis-à-vis de la plupart des 
dévises de référence, les propos d'Eric Rosengren ayant renforcé 
les anticipations d'un relèvement rapide des taux d'intérêt. 
    Ces paris ont poussé les taux des obligations du Trésor 
américain à leurs plus hauts niveaux en plus de deux mois. 
 
 (Avec Rodrigo Campos, Juliette Rouillon pour le service 
français) 
  
 
 

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