Wall Street finit en légère hausse, le "mur" inquiète

le
0

* Sentiment du consommateur à un plus de haut cinq ans

* Obama et Boehner semblent camper sur leurs positions sur le "mur budgétaire"

* Sur la semaine, le Dow a perdu 2,1%, le S&P 500 2,4% et le Nasdaq 2,6%

par Chuck Mikolajczak

NEW YORK, 9 novembre (Reuters) - Wall Street a fini en légère hausse vendredi, après avoir effacé une partie importante des gains accumulés en séance après que des déclarations successives du chef de la majorité républicaine à la Chambre des représentants John Boehner et du président américain Barack Obama ont suggéré qu'un compromis sur le "mur budgétaire" était encore très éloigné.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles .DJI a avance de 0,03%, soit 4,07 points, à 12.815,39. Le S&P-500 .SPX , plus large, a pris 2,34 points, soit 0,17%, à 1.379,85. Le Nasdaq Composite .IXIC a avancé de son côté de 9,29 points (+0,32%) à 2.904,87.

En séance, le S&P 500 et le Nasdaq ont gagné jusqu'à 1% après des indicateurs macro-économiques montrant que le sentiment du consommateur était à son plus haut depuis cinq ans et que les stocks des grossistes avaient bondi en septembre. (voir ID:nL5E8M9C3N et ID:nL5E8M9CHI

Sur la semaine, marquée par la réélection de Barack Obama à la présidence américaine, le Dow Jones a chuté de 2,1%, le S&P 500 de 2,4% et le Nasdaq de 2,6% en raison des craintes suscitées par le "mur budgétaire".

Jeudi, le S&P 500 est tombé sous sa moyenne mobile sur 200 jours pour la première fois en cinq mois, ce qui pourrait être un indicateur d'une tendance baissière prolongée sur le marché actions.

Barack Obama a proposé vendredi aux républicains de parvenir à un compromis pour éviter que les Etats-Unis ne se retrouvent devant le "mur budgétaire" qui se profile, tout en réaffirmant qu'une hausse des impôts pour les Américains les plus fortunés doit faire partie d'un accord. ID:L5E8M9FQ5

L'expression "mur budgétaire" recouvre la coïncidence, le 1er janvier 2013, de l'expiration de baisses d'impôt mises en oeuvre par l'administration Bush et de réductions de dépenses qui avaient été programmées précisément pour pousser les législateurs à conclure un accord budgétaire de long terme.

Faute d'accord, ces coupes budgétaires et ces hausses d'impôt, qui représentent un total de 600 milliards de dollars, risquent de "plomber" une reprise économique déjà chancelante.

Le président des Etats-Unis s'est exprimé quelques heures après que le chef de la majorité républicaine à la Chambre des représentants, John Boehner s'est dit fermement opposé à toute augmentation de la fiscalité pour la frange de la population la plus riche. ID:nL5E8M9F5P

"Les investisseurs sont déçus. Bon nombre d'entre eux avaient anticipé une plus grande disposition au compromis (...) mais les deux parties, pour ainsi dire, ont campé sur leurs positions", a estimé Mohannad Aama, directeur général de Beam Capital Management LLC.

En plus des inquiétudes liées au mur budgétaire, la zone euro continue d'être un sujet de préoccupation.

Le ministère de l'Economie allemand a annoncé dans la journée qu'il prévoyait un ralentissement de la croissance de la première économie d'Europe au quatrième trimestre 2012 et au cours des trois premiers mois de 2013, les entreprises freinant leurs investissements dans un contexte de crise européenne.

ID:nL5E8M94SZ

Selon la Banque de France, l'économie française risque de finir l'année 2012 en légère récession, ce qui augurerait mal de 2013 et de la capacité du gouvernement à tenir ses objectifs de déficits publics. ID:nL5E8M98C0

Et les caisses Grèce, d'où est partie la crise de la dette, se vident rapidement alors même que le pays attend le versement de la prochaine tranche d'un programme d'aide international de 130 milliards d'euros, a déclaré le secrétaire d'Etat aux Finances Christos Staikouras. ID:nL5E8M995I

Du côté des valeurs, l'action Groupon GRPN.O a chuté de 29,59% à 2,76 dollars après que le site d'achats groupés, plombé par ses performances en Europe, a publié des résultats inférieurs aux attentes. ID:nL5E8M8KDS .

Le titre Disney DIS.N a chuté de 5,96% à 47,06 dollars en raison des inquiétudes sur la capacité du groupe de médias et de divertissement à continuer à faire progresser ses résultats dans la foulée de la publication de chiffres trimestriels à peu près conformes aux attentes. ID:nL5E8M8K9O

L'action JCPenneY JCP.N a perdu 4,84% à 20,64 dollars après que le distributeur a annoncé une perte nette hors exceptionnels nettement plus forte que prévu.

D'après des données Thomson Reuters, sur les 449 composants du S&P 500 qui ont à ce jour publié des résultats, 63,3% ont fait état de chiffres supérieurs aux attentes des analystes financiers - ce qui est mieux que la moyenne trimestrielle de 62% observée depuis 1994 mais moins bien que le niveau de 67% constaté sur les quatre derniers trimestres.

(Benoit Van Overstraeten pour le service français)

 

Valeurs associées
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant