Wall Street finit en légère hausse avant l'élection

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par Chuck Mikolajczak

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a fini en légère hausse une séance volatile lundi, les investisseurs étant réticents à prendre position avant l'issue de l'élection présidentielle américaine, les deux candidats en lice faisant quasiment jeu égal dans les intentions de vote à un jour du scrutin.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a gagné 0,15%, soit 19,28 points, à 13.112,44 points. Le S&P-500, plus large, a pris 3,06 points, soit 0,22%, à 1.417,26 points. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 17,53 points (+0,59%) à 2.999,66 points.

A J-1, Barack Obama et Mitt Romney ont jeté leurs dernières forces dans le sprint final de l'élection présidentielle américaine pour tenter de convaincre les indécis. En ce dernier jour de campagne, le démocrate et le républicain ont poursuivi leur course effrénée dans les "Swing States", ces Etats pivots où se jouera l'élection de mardi.

Au-delà du nom du prochain occupant de la Maison blanche, les investisseurs sont tout autant, sinon plus, préoccupés par la question du "mur budgétaire" (fiscal cliff), qui menace de faire dérailler la reprise américaine si la Maison blanche et le Congrès ne parviennent pas à s'entendre lors de la prochaine législature.

"Etant donné que ce scrutin est tellement serré, il est plus raisonnable d'attendre", a déclaré Jack Ablin, directeur des investissements chez Harris Private Bank.

"D'un point de vue théorique, on peut se dire qu'un président n'a généralement pas tellement d'influence sur l'économie à court terme, mais il n'en demeure pas moins que l'élection est susceptible d'avoir un impact sur le marché boursier", a-t-il ajouté.

Le président Barack Obama, avec 48%, devance de deux points son rival républicain Mitt Romney dans la course à la Maison blanche, selon le sondage quotidien Reuters/Ipsos publié lundi, à la veille de l'élection.

La perspective de hausses d'impôts et de réductions de dépenses aux Etats-Unis constitue la principale menace à court terme pour l'économie mondiale, estiment les grands argentiers du G20 en appelant de leur voeu un accord rapide pour échapper à ce scénario de "mur budgétaire".

En plus de l'imminence de l'élection, les conséquences que va avoir l'ouragan Sandy sur l'économie des Etats-Unis est un autre facteur d'incertitude pour les intervenants de marché.

Une semaine après le passage dévastateur de l'ouragan Sandy, les écoles devaient rouvrir leurs portes à New York et la vie devait revenir progressivement à la normale lundi dans le nord-est des Etats-Unis, où près de deux millions de personnes restent toujours privées d'électricité.

L'indice S&P regroupant les services aux collectives a encore cédé 1,66%, affichant la pire performance sectorielle. Depuis la réouverture de Wall Street le 31 octobre, cet indice est en baisse de plus de 2,5%.

La place boursière américaine n'a guère réagi à l'indice ISM qui a montré que la croissance de l'activité dans le secteur des services aux Etats-Unis avait légèrement ralenti au mois d'octobre, en raison notamment d'une baisse des nouveaux contrats malgré une l'amélioration sur le front de l'emploi.

Sur le front des valeurs,, l'action Apple a avancé de 1,36% à 584,62 dollars après que le géant de l'électronique a dit avoir écoulé trois millions de nouveaux iPad lors des trois premiers jours de commercialisation de l'appareil.

Benoit Van Overstraeten pour le service français

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