Wall Street finit en légère baisse après six jours de hausse

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Angela Moon

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a clôturé en léger repli lundi, mettant ainsi fin à une série de six séances de hausse consécutives du S&P 500, la croissance moins forte que prévu de l'économie japonaise au deuxième trimestre venant rappeler à quel point la conjoncture mondiale est déprimée.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a cédé 0,29%, soit 38,52 points, à 13.169,43 points. Le S&P-500, plus large, a perdu 1,76 point, soit 0,13%, à 1.404,11 points. Le Nasdaq Composite a toutefois avancé de son côté de 1,66 point (+0,05%) à 3.022,52 points.

Avant ce lundi, le S&P 500, indice de référence des gérants de fonds, avait progressé de 3% sur les six derniers jours boursiers, sa séquence de hausse la plus longue depuis décembre 2010. Depuis le début du mois, le S&P 500 affiche une progression de 1,6%.

"(...) Le marché reste dans un état que certains ont appelé "de fusion". Que la bonne tenue de Wall Street soit artificielle ou non, le plus grand risque pour les courtiers en ce moment est de passer à côté d'un bond vers le haut", a noté Randy Frederick, directeur chez Charles Schwab.

Avec "la Banque centrale européenne (BCE), la Réserve fédérale américaine et la Banque populaire de Chine qui se tiennent prêtes à agir pour soutenir leurs économies respectives, les risques baissiers pesant sur le marché ont été sensiblement réduits", a-t-il poursuivi.

Signe de la relative sérénité des investisseurs, l'indice de volatilité VIX, surnommé "l'indice de la peur", a également baissé, de 6,72%, alors que, généralement, il évolue en sens contraire des principaux indices de Wall Street.

Vendredi, le président de la Réserve fédérale de San Francisco avait dit que la Fed devrait lancer un nouveau programme de rachats d'obligations afin de faire reculer plus vite le taux de chômage, des déclarations qui ont à nouveau alimenté les spéculations d'une intervention imminente de la banque centrale américaine.

L'économie japonaise a crû de 0,3% entre avril et juin, moitié moins que prévu, soulevant des doutes sur la solidité de la reprise économique alors que les dépenses des consommateurs ralentissent et que la crise de la dette en Europe pèse sur la demande mondiale.

Autres données qui n'ont guère rassuré les intervenants sur le marché : le produit intérieur brut (PIB) de la Grèce s'est contracté de 6,2% sur un an au deuxième trimestre sous l'effet de la poursuite de la politique d'austérité, compliquant la tâche du gouvernement grec qui cherche à convaincre ses partenaires et créanciers internationaux de poursuivre leur aide.

L'essentiel des fonds qui a alimenté la hausse de Wall Street à l'oeuvre depuis juin a été placé dans des secteurs défensifs.

Mais les investisseurs ont perçu des premiers signes indiquant que des compartiments plus risqués du marché - comme les "small-caps" et les valeurs cycliques - commencent également à accumuler des gains, ce qui est un facteur clef pour la poursuite du rebond en cours.

"Ce sont les secteurs qui devront continuer à alimenter la hausse, reste à savoir s'ils en seront capables ou non. Je ne pense pas que nous passerons l'été sans un léger mouvement de repli", a déclaré Janna Sampson, co-directrice des investissements chez OakBrook Investments LLC.

Cette dernière a ajouté que la prudence restait de mise en raison de la non-résolution de la crise de la dette de la zone euro, notant qu'il fallait également suivre de près les données relatives au marché du travail américain.

Du côté des valeurs, l'action Tesoro a progressé 9,49% à 38,87 dollars après que le raffineur a annoncé le rachat du site de BP à Carson (Californie), opération qui en fera le numéro un du marché aux Etats-Unis.

Le titre eBay a gagné 3,02% à 45,32 dollars après que le premier site mondial de vente aux enchères a fait état de ventes soutenues pour le mois de juillet.

Le titre GM a cédé 0,34% à 20,47 dollars à la suite de l'annonce faite par sa filiale financière disant qu'elle figurait parmi les candidats au rachat des opérations à l'international du prêteur automobile Ally Financial.

L'action Google a pris 2,81% à 660,01 dollars après que le géant technologique a annoncé que sa filiale Motorola Mobility allait supprimer 4.000 emplois, soit 20% de ses effectifs, et fermer près d'un tiers de ses bureaux dans le monde.

Plus tard dans la journée, Google a annoncé le rachat, pour un montant non dévoilé, des guides de voyage Frommer, le groupe poursuivant ses acquisitions de contenus près d'un an après avoir racheté les guides Zagat pour 151 millions de dollars.

Benoit Van Overstraeten pour le service français

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