Wall Street finit en hausse, portée par l'emploi

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* Le Dow a gagné 1,26%, le S&P 500 1,12%, le Nasdaq 0,73%

* Première perte hebdomadaire du S&P en neuf semaines

* Chiffres de l'emploi rassurants vis-à-vis de la Fed

par Rodrigo Campos

NEW YORK, 6 décembre (Reuters) - Wall Street a terminé la dernière séance de la semaine en nette hausse, stimulée par une statistique de l'emploi meilleure que prévu et de laquelle les investisseurs déduisent que l'économie est peut-être suffisamment solide pour surmonter une réduction des rachats d'actifs de la Réserve fédérale.

Le rally de vendredi a permis à l'indice S&P 500 d'enregistrer sa meilleure performance journalière depuis près d'un mois. Mais l'indice n'en a pas moins enregistré sa première semaine dans le rouge sur les neuf dernières, après avoir fini en baisse les cinq séances précédentes.

Après une offensive de huit semaines qui l'a vu gagner près de 7%, le S&P a cédé 1,2% au cours des cinq dernières sessions précédant celle d'aujourd'hui, une série inédite depuis fin septembre.

L'indice Dow Jones .DJI a gagné 198,69 points (1,26%) à 16.020,20. Le S&P-500 .SPX a pris 20,06 points (1,12%) à 1.805,09. Le Nasdaq Composite .IXIC a pris 29,36 points (0,73%) à 4.062,52. Sur l'ensemble de la semaine, le Dow a perdu 0,41% et le S&P 0,04%, tandis que le Nasdaq a pris 0,07%.

L'économie américaine a créé plus d'emplois qu'attendu en novembre - 203.000 contre 180.000 anticipées - et le taux de chômage est tombé à 7,0%, son plus bas niveau depuis cinq ans, un indicateur susceptible d'alimenter les conjectures au sujet de la politique d'assouplissement quantitatif (QE) de la banque centrale. (voir ID:nL5N0JL2UL )

Les statistiques du quatrième trimestre sont pour l'instant mitigées, l'emploi et les dépenses de consommation faisant bonne figure alors que l'immobilier et l'investissement des entreprises fait grise mine.

"L'économie ne produit toujours pas la quantité d'inflation que la Fed apprécierait; ça peut lui donner une petite marge de manoeuvre", dit Cam Albright (Wilmington Trust Investment Advisors). "Je ne pense pas que la statistique de l'emploi oblige la Fed à alléger ses rachats d'actifs en décembre".

La Fed a dit qu'elle ne ralentirait pas l'enveloppe de ses massifs rachats obligataires tant que certains indicateurs économiques n'auraient pas atteint ses objectifs, en particulier le taux de chômage. Bon nombre de professionnels des marchés voit le dénouement ("tapering") s'amorcer en mars.

Aux valeurs, Intel INTC.O est l'une des principales hausses de l'indice S&P, s'adjugeant 2,3% après que Citigroup eut porté sa recommandation de neutre à achat.

Le distributeur J.C. Penney JCP.N a perdu 8,7%, ayant annoncé avoir reçu en octobre une lettre de la Securities and Exchange Commission (SEC) lui demandant des explications sur divers paramètres financiers tels la liquidité, la position de trésorerie, la dette et l'appel public à l'épargne lancé le 26 septembre dernier.

L'éditeur Barnes & Noble BKS.N a également fait état d'un demande d'information de la SEC et son action a chuté de 12%.

Parmi les autres indicateurs du jour, les dépenses de consommation ont augmenté aux Etats-Unis en octobre mais les tensions inflationnistes sont restées bien inférieures à l'objectif de la Fed. ID:nL5N0JL2IS

Enfin, le moral des ménages américains a très nettement progressé en décembre, principalement en raison de l'amélioration des perspectives de l'économie et de l'emploi, montrent vendredi les premiers résultats de l'enquête mensuelle Thomson Reuters-Université du Michigan. ID:nL5N0JL2WH .

(Wilfrid Exbrayat pour le service français)

 

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