Wall Street finit en hausse, portée par Citigroup

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Alison Griswold

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en légère hausse une séance peu animée lundi, avec un indice S&P-500 qui enregistre son huitième gain d'affilée, une série inédite depuis la mi-janvier, les résultats meilleurs que prévu de Citigroup l'ayant emporté sur des statistiques économiques mitigées.

La troisième banque américaine a publié un bénéfice hors éléments exceptionnels en hausse de 26% et meilleur que prévu au titre du deuxième trimestre, à la faveur de meilleures performances de trading et de la hausse des prix immobiliers qui a limité les pertes sur crédits hypothécaires.

L'action a gagné 2% à 51,81 dollars, tandis que l'indice S&P des financière a progressé de 0,38%.

Aux indicateurs, la production manufacturière de la région de New York a progressé en juillet à un rythme sensiblement plus élevé que prévu, tandis que les ventes au détail au contraire ont augmenté moins que prévu en janvier.

"Il n'y a pas tant de vendeurs que ça sur le marché mais on a le sentiment que tout le monde attend que quelque chose se passe avec les résultats de sociétés", commente Wayne Kaufman (Rockwell Securities). "Les ventes au détail ont été décevantes mais Citigroup a eu de bonnes nouvelles; cela dit ces nouvelles étaient largement attendues".

La "saison" des résultats trimestriels est maintenant lancée et les analystes projettent, pour les sociétés composant l'indice S&P-500, une croissance des bénéfices de 2,8% et des chiffres d'affaires de 1,5%, selon des données de Thomson Reuters.

L'indice Dow Jones a gagné 19,96 points (0,13%) à 15.484,26. Le S&P-500 a pris 2,31 points (0,14%) à 1.682,50. Le Nasdaq Composite a progressé de 7,41 points (0,21%) à 3.607,49.

Le Dow et le S&P-500 avaient terminé à de nouveaux records vendredi mais les gains étaient menus. Bank of America-Merrill Lynch a relevé son objectif de fin d'année pour le S&P, à 1.750 contre 1.600, évoquant une hausse prévisibles des profits.

Durant les trois dernières semaines, le S&P-500 a effacé le recul de près de 6% déclenché fin mai lorsque Ben Bernanke avait évoqué pour la première fois la perspective de réduire l'aide à l'économie de la Fed sous la forme de rachats obligataires.

Mais celui-ci a dit mercredi dernier que la politique monétaire de Fed resterait hautement accommodante sur un "avenir proche".

Aux valeurs, Leap Wireless International a été la valeur la plus entourée du Nasdaq, affichant un gain de plus de 112% à 16,95 dollars, après qu'AT&T eut annoncé vendredi racheter la société pour 1,19 milliard de dollars et que deux sociétés de courtage au moins eurent relevé leur recommandation.

Boeing a regagné 3,7%, les premiers éléments de l'enquête sur l'incendie d'un 787 Dreamliner d'Ethiopian Airlines , vendredi à l'aéroport de Londres-Heathrow, semblant mettre hors de cause les batteries au lithium.

Alexion Pharmaceuticals a perdu 5,5%. Selon des sources, Roche Holding recherche un financement pour une éventuelle OPA, laquelle, si elle se concrétisait, serait la plus importante de l'année dans le secteur pharmaceutique.

Wilfrid Exbrayat pour le service français

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