Wall Street finit en hausse malgré Apple

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LA CLÔTURE DE WALL STREET
LA CLÔTURE DE WALL STREET

NEW YORK (Reuters) - Les initiatives diplomatiques dans la crise syrienne et l'espoir que la Réserve fédérale n'aura pas la main trop lourde la semaine prochaine ont permis à Wall Street de rester en territoire positif mercredi, avec une septième hausse d'affilée pour l'indice Standard & Poor's 500.

Le marché a fait preuve de résilience alors qu'Apple, la première capitalisation boursière du monde, a cédé en séance près de 6% au lendemain de la présentation de ses deux nouveaux iPhone.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a gagné 135,39 points, soit 0,89%, à 15.326,45, terminant à son meilleur niveau du jour.

Le S&P-500, freiné par Apple, n'a pu faire mieux qu'un gain de 5,14 points ou 0,31% à 1.689,13 mais en finissant également à son plus haut de la séance.

Le Nasdaq Composite, à forte pondération technologique, a reculé de son côté de 4,01 points (0,11%) à 3.725,01, terminant bien au-dessus de son plus bas du jour de 3.704,22.

Conscient de l'opposition de l'opinion publique à une intervention militaire en Syrie, le président Barack Obama a demandé au Congrès de différer son vote sur l'autorisation d'un recours à la force afin de laisser du temps à la diplomatie.

"Le moment semble passé" pour une frappe en Syrie, commente Peter Jankovskis, chez OakBrook Investments à Lisle (Illinois), en notant que le marché est également soutenu par la perspective d'une réduction seulement très modérée du programme d'assouplissement quantitatif (QE3) de la Réserve fédérale.

La banque centrale réunit mardi et mercredi prochains son conseil de politique monétaire, mais les derniers chiffres des créations d'emplois, inférieurs aux attentes, laissent espérer qu'elle ne réduira pas drastiquement ses rachats d'obligations comme le marché le craignait il y a quelques semaines.

La Fed achète actuellement pour 85 milliards de dollars de titres chaque mois pour maintenir les taux à long terme à un niveau bas, une politique qui explique en grande partie la hausse de 18% du S&P-500 depuis le début de l'année.

Après les chiffres de l'emploi moins bons que prévu, les économistes s'attendent en moyenne à ce qu'elle réduise ses achats de 10 milliards de dollars par mois alors qu'ils prévoyaient auparavant une réduction de 15 milliards.

FACEBOOK À UN NOUVEAU RECORD

Sur le front des valeurs, Apple a chuté de 5,44% à 467,71 dollars, sa plus forte baisse depuis le mois d'avril, pesant sur le S&P 500 et le Nasdaq 100. Credit Suisse, UBS et Bank of America Merrill Lynch ont tous abaissé leur recommandation sur la valeur à "neutre" après la déception causée par la présentation de mardi, où la firme californienne a dévoilé deux nouveaux iPhone mais pas la version bon marché que beaucoup espéraient.

"On attendait beaucoup plus d'un groupe qui a la réputation de surprendre tant avec ses produits qu'avec sa stratégie", regrette Mark Luschini, responsable de la stratégie d'investissement chez Janney Montgomery Scott à Philadelphie.

En deux séances, la capitalisation de la firme à la pomme a fondu de près de 23 milliards de dollars - soit pratiquement la valeur d'un groupe comme Dell.

Le titre pourrait cependant rebondir jeudi, le financier activiste Carl Icahn ayant annoncé à la clôture, sur CNBC, qu'il avait profité de sa baisse pour en acheter une "bonne quantité".

Autre valeur phare du secteur technologique, Facebook s'est à l'inverse distingué en atteignant un nouveau record à 45,09 dollars avant de finir à 45,04, un gain de 3,3%.

IBM, en hausse de 2,2%, a soutenu le Dow Jones après l'annonce de la cession au distributeur informatique Synnex d'une activité de services clients pour 505 millions de dollars. Synnex, également présent dans la logistique et l'externalisation de services, a bondi de 20% à 57,59 dollars.

Le producteur d'hydrocarbures Harvest Natural Resources s'est envolé de 26,5% à 5,25 dollars après avoir annoncé des négociations en cours avec le groupe argentin Pluspetrol qui serait disposé à payer environ 373 millions de dollars, dette comprise, pour le racheter.

Rodrigo Campos, Véronique Tison pour le service français

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