Wall Street finit en hausse, le S&P non loin d'un pic de 4 ans

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en hausse vendredi, avec un indice S&P-500 qui a fini non loin d'un plus haut de quatre ans, tandis que l'"indice de la peur" a terminé à son niveau le plus bas depuis un peu plus de cinq ans, laissant entendre que les investisseurs sont plus portés à prendre des risques qu'auparavant.

Le fait qu'Apple ait atteint un nouveau record en séance a également soutenu le marché. Le courtier Jefferies a relevé sa prévision de cours de 800 à 900 dollars sur la firme à la pomme et est passé "acheteur" sur l'action.

En revanche, des valeurs que Facebook ou Groupon ont pesé sur le Nasdaq.

Le Dow Jones gagne 25,09 points (0,19%) à 13.275,20 points. Le S&P-500 prend 2,65 points (0,19%) à 1.418,16 points. Le Nasdaq Composite avance de 14,20 points (0,46%) à 3.076,59 points.

Le S&P-500 devait terminer au-dessus de 1.419,04 points, son pic d'avril, pour inscrire un nouveau sommet de quatre ans. Sur l'ensemble de la semaine le Dow gagne 0,5%, le S&P-500 0,9% et le Nasdaq 1,8%.

Les volumes estivaux étant squelettiques et les nouvelles ne se bousculant pas, les traders qui ne sont pas partis en vacances se fondent de plus en plus sur des éléments techniques pour agir.

Le S&P-500 a dépassé les 1.400 points, une barre très surveillée, jeudi et inscrit son plus gros gain en deux semaines. Il a effectué un rally de six jours jusqu'au 10 août, sa plus longue série de gains depuis décembre 2010, les marchés anticipant de la part des banques centrales des USA et de la zone euro de nouveaux gestes pour stimuler la croissance en septembre.

"Nous continuons de consolider nos gains à ces niveaux", dit David Lutz (Stifel Nicolaus Capital Markets). "On pourrait facilement consolider entre 1.400 et 1.425 la semaine prochaine, avant de faire une percée dans la fourchette 1.425-1.450".

Témoin de ce trend haussier, l'indice de volatilité CBOE, qui passe pour rendre compte de l'intensité des peurs des investisseurs, a terminé à 13,45, en recul de 5,88%, son niveau le plus bas depuis le 19 juin 2007.

Les indicateurs du jour ont été mitigés et à ce titre peu susceptibles d'aider le marché à se trouver une direction.

Le moral des ménages américains, mesuré par l'indice Reuters-Université du Michigan, s'est amélioré début août pour atteindre un plus haut de trois mois, les promotions consenties dans les magasins et les faibles taux des crédits immobiliers ayant favorisé la consommation.

L'indice des indicateurs avancés, qui préfigure lui l'évolution de l'activité économique aux Etats-Unis, a progressé plus que prévu en juillet, grâce à une amélioration sur le front de l'emploi et de l'immobilier.

Aux valeurs, Facebook a poursuivi sa glissade après l'expiration d'une période de "lock-up" sur une partie de son capital à la suite de son introduction en Bourse.

Il termine en recul de 4,13% à 19,05%, après avoir touché en séance un plus bas record de 19 dollars.

Recul marqué également de Groupon (-5% à 4,75 dollars), à la suite d'un déclassement par un analyste d'Evercore Partners qui a fixé un cours de l'action à trois dollars.

Apple a fini en hausse de 1,85% à 648,11 dollars, après avoir inscrit en séance un record de 648,19 dollars.

Angela Moon, Wilfrid Exbrayat pour le service français

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