Wall Street finit en hausse infime

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Chuck Mikolajczak

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en très légère hausse lundi, des statistiques jugées positives en provenance de Chine, l'un des moteurs de l'économie mondiale, ayant pris le dessus sur des propos de plusieurs responsables de la Réserve fédérale américaine en faveur d'une diminution très prochaine de son programme de soutien à l'économie.

L'indice Dow Jones a gagné 0,03%, soit 5,33 points, à 16.025,53. Le S&P-500, plus large, a pris 3,28 points, soit 0,18%, à 1.808,37. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 6,23 points (+0,15%) à 4.068,75.

Après les chiffres de l'emploi pour le mois de novembre, publiés vendredi, meilleurs que prévu, nombre d'intervenants de marché ont dit que cela augmentait le risque de voir la Fed réduire plus rapidement que prévu son programme d'assouplissement quantitatif troisième du nom ("QE3").

A ce stade, les acteurs du marché pensent qu'un début de dénouement du "QE3" ne devrait pas intervenir avant mars 2014.

Or, James Bullard, président de la Réserve fédérale de St-Louis, a déclaré dans la journée que la banque centrale américaine pourrait décider dès sa prochaine réunion, prévue dans moins de 10 jours, de réduire légèrement l'ampleur de son programme de soutien à l'économie afin de prendre acte d'une amélioration du marché du travail aux Etats-Unis.

De son côté, Richard Fisher, président de la Fed de Dallas et opposant de longue date programme d'assouplissement quantitatif de la Fed, a été encore plus affirmatif en disant qu'il était "temps" de diminuer l'ampleur de ce programme, estimant que les coûts qui y sont liés "dépassent de loin" ses avantages.

Depuis septembre 2012, la Fed achète chaque mois 85 milliards de dollars d'actifs obligataires afin de favoriser la croissance, l'investissement et les embauches. Cette injection massive de liquidités est le principal, voire le seul, facteur de hausse de Wall Street depuis le début de l'année.

Le S&P 500, indice de référence des gérants de fonds, affiche ainsi un bond de près de 27% depuis le 31 décembre 2012. Avant son recul accusé sur l'ensemble de la semaine dernière, il avait enchaîné huit semaines consécutives de hausse.

UNE BAISSE DU QE3 NE SERA PAS UNE SURPRISE

"Cela ne fait plus aucun doute, à un moment donné, il y aura une diminution du programme. Que ce soit décembre, mars ou juin, cela finira par venir. Toutes ces déclarations de responsables de la Fed aident les intervenants de marché à s'y préparer", a déclaré Tim Ghriskey, chargé des investissements chez Solaris Group.

"Le jour où cela viendra, personne ne sera pris de court", a-t-il ajouté.

Le taux annuel d'inflation en Chine a ralenti à 3% en novembre après avoir atteint le mois précédent un plus haut de huit mois de 3,2%, selon des chiffres publiés lundi qui atténuent les craintes d'un resserrement monétaire.

Des données officielles publiées dimanche ont montré que les exportations chinoises avaient largement dépassé le consensus en novembre, appuyant à leur tour le sentiment d'une stabilisation de la deuxième économie mondiale.

Du côté des valeurs, le titre Sysco a bondi de 9,65% à 37,62 dollars après que le groupe spécialisé dans la distribution de produits alimentaires aux restaurants, hôtels, hôpitaux, écoles et autres collectivités a annoncé le rachat de son concurrent US Foods pour 8,2 milliards de dollars.

L'action Twitter a progressé dans les mêmes proportions (+9,32% à 49,14 dollars), se rapprochant de son record de 50 dollars, à la suite d'une série d'annonces de nouveaux produits par le réseau social, susceptibles aux yeux des investisseurs de faire augmenter ses revenus.

Le titre McDonald's a reculé de 1,12% à 95,72 dollars, sous le coup de chiffres de ventes mensuels inférieurs aux attentes.

L'action Abercrombie & Fitch a cédé 2,21% à 34,10 dollars, le chaîne de vêtements pour jeunes en difficulté ayant annoncé qu'il allait prolonger d'au moins un an le contrat de son directeur général Mike Jeffries, restant sourd aux appels d'un actionnaire en faveur de son remplacement.

Benoit Van Overstraeten pour le service français

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