Wall Street finit en hausse grâce à Ben Bernanke

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Ryan Vlastelica

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a gagné près de 1,5% mercredi, enchaînant ainsi une deuxième séance consécutive de hausse à la faveur à la fois des propos de Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale, vantant les mérites de l'assouplissement quantitatif, et d'indicateurs macro-économiques meilleurs que prévu.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a progressé de 1,26%, soit 175,24 points, à 14.075,37. Le S&P-500, plus large, a pris 19,05 points, soit 1,27%, à 1.515,99. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 32,61 points (+1,04%) à 3.162,26.

Réaffirmant mercredi devant la Chambre des représentant ce qu'il avait mardi devant le Sénat, Ben Bernanke a vigoureusement défendu la politique d'achats d'obligations de la Fed en assurant que ses avantages restaient nettement supérieurs à ses inconvénients.

Il a ainsi atténué les craintes suscitées par le compte rendu de la réunion de janvier du comité de politique monétaire de la banque centrale.

Publiées la semaine dernière, ces minutes ont largement contribué à interrompre une série de sept semaines consécutives de Wall Street.

Et, sous le coup des incertitudes politiques en Italie, le S&P 500, indice de référence des gérants de fonds, avait très mal commencé la semaine, accusant lundi sa plus forte baisse quotidienne depuis début novembre, avec un recul de plus de 1,8%.

Mais, avec les gains de mardi et de mercredi, le S&P est repassé au-dessus de la barre de 1.500 points et est presque revenu en territoire positif depuis le début de la semaine.

"La Fed continue d'encourager la prise de risques sur les marchés (...)", a estimé Tom Mangan, un gérant de fonds chez James Investement Research.

"Le cycle haussier reste donc d'actualité et il y a des raisons d'être optimiste pour le long terme. Ceci étant, si jamais il y avait une correction, ce ne serait pas non plus totalement une surprise."

Pour illustrer ces derniers propos, Tom Mangan évoque notamment l'Europe et la perspective de voir intervenir des coupes budgétaires aux Etats-Unis dès vendredi faute accord au Congrès.

Les deux statistiques du jour ont été supérieures aux attentes et suggèrent une amélioration de la conjoncture de la première économie mondiale.

Les commandes de biens durables hors défense et aéronautique, considérées comme un bon baromètre de l'investissement des entreprises, sont néanmoins ressorties en progression de 6,3%, soit la plus forte hausse depuis décembre 2011.

Et les promesses de ventes immobilières aux Etats-Unis ont été en hausse plus forte que prévu en janvier, signe d'une accélération de la reprise sur le marché du logement, selon les chiffres de l'Association nationale des agents immobiliers (NAR).

Du côté des valeurs, l'action Priceline.com a gagné 2,57% à 695,81 dollars après que le voyagiste en ligne a publié mardi soir des résultats trimestriels meilleurs que prévu, grâce à une hausse des réservations d'hôtels et des locations de voitures.

Selon des données Thomson Reuters, sur les 93% des entreprises membres du S&P 500 ayant publié, au moment de la clôture de Wall Street, des chiffres trimestriels, 69,5 % ont fait état de bénéfices meilleurs que prévu, contre une moyenne de 65% sur les quatre trimestres précédents.

Benoit Van Overstraeten pour le service français

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