Wall Street finit en hausse de 0,95% après de bons résultats

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a salué mardi quelques résultats de sociétés dépassant le consensus, tels ceux de Johnson & Johnson et de Goldman Sachs, une manière de soulagement pour des investisseurs qui redoutaient que l'atonie économique mondiale n'ait prélevé son tribut sur les comptes du troisième trimestre.

Johnson & Johnson et UnitedHealth Group, deux valeurs du Dow, ont relevé leur objectifs annuels, tandis que Goldman Sachs a augmenté son dividende.

J&J gagne 1,4% mais UnitedHealth perd 1,1% et Goldman Sachs lâche 1,03%.

Le Dow Jones gagne 127,55 points (0,95%) à 13.551,78 points. Le S&P-500 prend 14,79 points (1,03%) à 1.454,92 points. Le Nasdaq Composite gagne 36,99 points (1,21%) à 3.101,17 points. Le S&P-500 signe son meilleur gain de deux séances en un mois.

L'indice S&P-500 a perdu 2,2% la semaine dernière, son recul hebdomadaire le plus prononcé en quatre mois, en raison précisément des doutes que nourrissaient les intervenants sur la teneur des résultats du troisième trimestre, au vu de la conjoncture économique internationale du moment.

Il a varié d'un niveau proche d'un pic de cinq ans après que la Fed eut annoncé le mois dernier son troisième programme d'assouplissement quantitatif (QE3) à un seuil de soutien technique identifié à sa moyenne mobile de 50 jours au cours des deux dernières séances.

Pour Jeff Morris (Standard Life Investments), les bons comptes des bancaires qui viennent de publier leurs chiffres ces derniers jours doivent être maintenant suivis d'aussi bonnes prestations de la part des industrielles, si l'on veut redonner de l'élan au marché.

Les bénéfices des sociétés composant le S&P-500 sont attendus en baisse de 2,3%, selon des données Thomson Reuters. Dix pour cent à peu près de ces entreprises ont publié leurs comptes et 60% ont dépassé le consensus, en deçà de la moyenne de 67% des quatre derniers trimestres.

Les nouvelles sur le front des sociétés étaient riches ce mardi, en dehors même de la "saison" des résultats proprement dite.

La nouvelle inattendue est venue encore du secteur bancaire, avec la démission, si ce n'est inattendue mais en tout cas intervenue bien plus tôt qu'on ne s'y attendait, du directeur général Vikram Pandit.

Elle a d'autant plus surpris que la banque avait publié la veille des trimestriels supérieurs au consensus.

"Evidemment, c'est plutôt un choc", a dit Morris. "C'est plus brutal qu'on ne pouvait s'y attendre".

L'action Citigroup a gagné 1,61%.

International Business Machines et Intel ont publié leurs résultats après la clôture, le marché s'interrogeant beaucoup sur la performance du secteur high tech après une volée de "profit warnings", en particulier d'Intel.

IBM a annoncé une baisse de son chiffre d'affaires plus importante que prévu en raison d'un effet de change défavorable, tandis qu'Intel anticipe une marge brute pour le trimestre en cours inférieure aux attentes. Les deux titres ont sensiblement baissé en après-Bourse, mais Intel est par la suite remonté.

Au plan des statistiques, les prix à la consommation aux Etats-Unis ont progressé de 0,6% en septembre, dopés par l'envolée du prix de l'essence, tandis que la production industrielle a signé en septembre une hausse plus importante qu'attendu, et que l'indice de confiance des promoteurs immobiliers a atteint en octobre un plus haut de plus de six ans.

Chuck Mikolajczak; Wilfrid Exbrayat pour le service français

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