Wall Street finit en hausse dans l'attente du scrutin grec

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Wall Street finit en hausse dans l'attente du scrutin grec
Wall Street finit en hausse dans l'attente du scrutin grec

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé la semaine en hausse, soutenue par l'apparente mobilisation des banques centrales de la planète pour assurer la stabilité des marchés au cas où le résultat des élections grecques dimanche provoquerait un vent de panique.

Cette perspective d'une intervention des banques centrales a éclipsé les tensions entre Paris et Berlin, pourtant peu susceptibles de favoriser de nouvelles avancées dans la résolution de la crise de la zone euro.

Elle a enfin fait passer au second plan des indicateurs économiques américains plutôt révélateurs d'une croissance molle et avait provoqué une forte hausse de la Bourse jeudi, effaçant les pertes de l'indice S&P-500 sur la semaine.

L'indice Dow Jones gagne 115,26 points (0,91%) à 12.767,17. Le S&P-500 prend 13,73 points (1,03%) à 1.342,83. Le Nasdaq Composite avance de 36,47 points (1,29%) à 2.872,80.

Sur l'ensemble de la semaine, le Dow progresse de 1,7%, le S&P-500 de 1,3% et le Nasdaq Composite de 0,5%.

Certains restent toutefois sceptiques.

"Nous pensons que les raisons ne manquent pas de rester baissier à plus long terme. On peut largement démontrer de façon empirique que les crises bancaires sont habituellement suivies par des récessions à répétition et la dernière récession a été causée par une crise bancaire qui sort de l'ordinaire", dit Peter Cecchini (Cantor Fitzgerald).

"Malheureusement, les marchés et les autorités ont un tel penchant pour les solutions de politique monétaire qu'elles oublient comment les choses sont censées fonctionner", c'est-à-dire que cela devrait passer par l'innovation et la croissance de la productivité, ajoute-t-il.

Les valeurs des ressources naturelles, de l'énergie et les financières figurent parmi les plus grandes avancées de la séance. Elles prennent respectivement 1,28%, 1,79% et 1,39%.

Aux indicateurs, le moral des ménages américains est tombé début juin à son plus bas niveau depuis six mois sur fond de dégradation du marché du travail aux Etats-Unis et d'escalade de la crise de la dette en Europe, au vu de l'indice Reuters-Université du Michigan.

"Consommateurs et investisseurs ont été frappés par une vague d'incertitude", commente Lawrence Glazer (Mayflower Advisors).

Les dernières statistiques, notamment les inscriptions hebdomadaires au chômage de jeudi, donnent l'image d'une économie qui se traîne mais la Bourse a surtout évolué en fonction des événements en Europe ces derniers mois, passant outre, de temps à autre, à des indicateurs économiques locaux médiocres.

Certains investisseurs pensent que cette conjoncture économique atone accroît les chances que la Réserve fédérale adresse un message positif pour la croissance mercredi, à l'issue de sa réunion de deux jours.

Aux valeurs, Microsoft a gagné 2,32%. Le Wall Street Journal, citant une personne proche du dossier, écrit que le numéro un mondial des logiciels rachètera le spécialiste des logiciels professionnels Yammer pour 1,2 milliards de dollars.

Angela Moon, Wilfrid Exbrayat pour le service français

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  • PurJu.69 le samedi 16 juin 2012 à 02:30

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