Wall Street finit en hausse avec le retrait de Summers

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Rodrigo Campos

NEW YORK (Reuters) - Les marchés d'actions ont fini en hausse mardi, à l'exception du Nasdaq qui a terminé en petite baisse en raison du repli d'Apple, les investisseurs saluant l'annonce d'un retrait de la candidature de Lawrence Summers à la présidence de la Réserve fédérale.

Sa décision, qui ouvre la voie à la désignation d'un candidat moins partisan d'une doctrine orthodoxe, laisse les marchés espérer que la Fed sera dirigée à partir de janvier par un président, ou une présidente, favorable à un maintien de la politique de souplesse actuellement défendue par la banque centrale américaine.

Lawrence Summers, qui a la réputation d'un brillant économiste et d'un politicien avisé, était considéré comme le favori pour la succession de Ben Bernanke, dont le second mandat à la tête de la Fed expire en janvier.

Mais son nom alimenté des polémiques nées de son soutien aux mesures de déréglementation dans les années 1990 mais de propos qu'il a tenus sur les aptitudes des femmes alors qu'il était président de l'université de Harvard.

Avec le retrait de Summers, la grande favorite est désormais Janet Yellen, vice-présidente de la Fed depuis 2010, âgée de 67 ans.

Cette actualité a, très provisoirement, fait passer au second plan l'imminente réunion du Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale, réuni mardi et mercredi, lors de laquelle ses membres devraient se prononcer sur un début de diminution du programme de rachat d'actif de la Fed.

Le Dow Jones des 30 valeurs industrielles américaines a pris 0,77%, 118,72 points, à 15.494,78, le Standard & Poor's 500, indice de référence des gérants de fonds, s'est adjugé 0,57%, 9,61 points, à 1.697,60 et le Nasdaq, à forte pondération technologique, a abandonné 0,12%, 4,33 points, à 3.717,84.

La tendance a toutefois été légèrement freinée par des déclarations du président Barack Obama qui a prévenu qu'il ne négocierait pas avec le camp républicain sur la question d'un relèvement du plafond de l'endettement public.

Le Nasdaq a de son côté payé le prix du repli d'Apple (-3,2%) et qui enregistré désormais une baisse de plus de 10% sur les cinq dernières séances, les investisseurs sanctionnant des annonces décevantes en terme de nouveaux produits.

En hausse, le secteur du logement qui a bénéficié des anticipations de pressions baissières sur les taux d'intérêt ce qui est de nature à favoriser les achats immobiliers.

L'indice sectoriel PHLX a pris 1,38% tandis que D.R. Horton s'adjugeait 3,65%.

Nicolas Delame pour le service français

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