Wall Street finit en hausse avec l'énergie et les matériaux

le , mis à jour à 22:24
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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Laila Kearney

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a fini en hausse jeudi, sous l'impulsion des valeurs liées aux matières premières qui ont profité de la baisse du dollar après le discours accommodant de la Réserve fédérale la veille.

L'indice Dow Jones des 30 grandes valeurs a gagné 155,73 points, soit 0,90%, à 17.481,49, une hausse qui lui permet de s'installer en territoire positif depuis le 1er janvier avec un gain symbolique de 0,32%.

Le Standard & Poor's-500, plus large, a pris 13,37 points ou 0,66% à 2.040,59, revenant pratiquement à l'équilibre depuis le début de l'année (-0,16%) après cinq semaines de rebond.

Le Nasdaq Composite a avancé plus modestement de 11,02 points (0,23%) à 4.774,99, cédant encore 4,6% sur 2016.

Le Dow et le S&P-500 clôturent ainsi à leur meilleur niveau depuis le 31 décembre, et le Nasdaq depuis le 7 janvier.

La Fed, qui a comme attendu laissé ses taux inchangés mercredi au terme de sa réunion de politique monétaire, a laissé prévoir deux tours de vis en 2016 au lieu des quatre qu'elle évoquait en décembre.

Son message accommodant a entraîné une baisse sensible du dollar, ce qui a propulsé les cours des matières premières à leurs plus hauts niveaux de l'année, à commencer par le pétrole qui a passé le cap symbolique des 40 dollars le baril.

"On est dans la continuation de la réaction d'hier aux annonces de la Fed", commente David Lefkowitz, analyste chez UBS Americas Wealth Management à New York.

Le dollar perdait autour de 1% face à l'euro, au yen et au franc suisse au moment de la clôture à Wall Street et l'indice dollar, qui mesure ses performances face à six grandes devises, a reculé en séance à un plus bas de cinq mois.

Sur le marché pétrolier, le brut léger américain a bondi de 4,5% à 40,20 dollars, également soutenu par la perspective d'un accord des grands pays producteurs sur un gel de leur production lors d'une réunion prévue à Doha le 17 avril.

LA SANTÉ À LA TRAÎNE

Neuf des 10 grands indices sectoriels S&P-500 ont fini en hausse, avec en tête un gain de 2,20% pour le compartiment des matériaux dopé par l'envolée des cours des matières premières.

L'indice des industrielles a pris 2,00%, soutenu par General Electric (+2,62%), plus forte hausse du Dow Jones, et surtout FedEx, qui a grimpé de 11,83% à 161,34 dollars après l'annonce de prévisions 2016 supérieures aux attentes des analystes.

Le compartiment de l'énergie a complété le trio de tête avec une avance de 1,43%.

L'indice de la santé, en repli de 1,05%, a affiché la seule baisse sectorielle, plombé par Eli Lilly (-4,72%) tandis qu'Endo International chutait de plus de 11% après des prévisions prudentes pour son premier trimestre.

Le laboratoire canadien Valeant, dans la tourmente, a encore lâché 11,48% à 29,69 dollars.

Le secteur de la santé accuse une baisse de 8% depuis le début de l'année, de loin la plus mauvaise performance des grands indices S&P.

Parmi les valeurs individuelles, Office Depot a bondi de 10,84% à 5,83 dollars en réaction à une information du New York Post selon laquelle son projet de fusion avec Staples, annoncé en février 2015, serait sur le point de recevoir enfin l'aval des autorités de la concurrence. Staples a pris pour sa part 2,06%.

A la baisse, le groupe alimentaire Mondelez International a cédé 2,25% alors que l'investisseur activiste Bill Ackman a vendu 20 millions de titres pour rééquilibrer son portefeuille mis à mal par la déconfiture de Valeant, qui a perdu la moitié de sa valeur en quelques mois.

Quelque 8,2 milliards de titres ont changé de mains sur les différentes plates-formes américaines, soit un volume supérieur à la moyenne des 20 dernières séances (8,02 milliards).

Sur le marché obligataire, les rendements des emprunts ont fini en baisse comme le dollar en réaction au discours accommodant de la Fed sur ses taux. Selon l'indicateur FedWatch de CME Group, le marché situe désormais la possibilité d'une hausse de taux en juin à 43%, contre 51% avant le communiqué de la banque centrale mercredi.

Le rendement de l'emprunt à 10 ans a reculé à 1,89%, au plus bas depuis une semaine, contre 1,91% mercredi soir et 2,0% juste avant les annonces de la Fed.

(avec Abhiram Nandakumar à Bangalore, Véronique Tison pour le service français)

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