Wall Street finit en forte baisse, le S&P perd 2,0%

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 (Actualisé avec volumes au §8) 
    * Le Dow a perdu 1,88%, le S&P-500 2,0%, le Nasdaq 2,09% 
    * Argentine, Portugal, tensions avec Moscou ont pesé sur la 
cote 
    * Les indicateurs font craindre une hausse des taux de la 
Fed 
    * Juillet se solde par une baisse, la première depuis 
janvier 
    * Le S&P clôture sous sa moyenne mobile de 50 jours 
 
    NEW YORK, 31 juillet (Reuters) - Wall Street a fini en forte 
baisse jeudi dans de gros volumes, les inquiétudes sur 
l'Argentine ou le Portugal et les tensions persistantes avec la 
Russie ayant déclenché un vaste mouvement de correction. 
    Le courant vendeur a aussi été alimenté par les craintes de 
durcissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale 
après l'annonce d'une augmentation sensible du coût du travail 
au deuxième trimestre, qui reflète des hausses de salaires.  
    L'indice Dow Jones  .DJI  a perdu 317,06 points, soit 1,88%, 
à 16.563,30, sa plus forte baisse depuis le 3 février, et le 
Standard & Poor's  .SPX  a lâché 39,40 points ou 2,0% à 
1.930,67, un recul inédit depuis le 10 avril. 
    Les deux indices ont fini à leur plus bas du jour et basculé 
du même coup dans le rouge pour le mois de juillet, terminant le 
mois sur des pertes respectives de 1,6% et 1,5% alors qu'ils 
n'avaient plus connu de performance mensuelle négative depuis 
janvier. 
    Le Nasdaq Composite  .IXIC , à forte pondération 
technologique, a chuté de 93,13 points (2,09%) à 4.369,77, là 
aussi sa plus forte baisse depuis le 10 avril, et il accuse 
également un repli, de 0,9%, sur l'ensemble de juillet.  
    Signal technique inquiétant, le S&P-500, l'indice de 
référence des gérants américains, a clôturé pour la première 
fois depuis le 15 avril sous sa moyenne mobile à 50 jours. 
    Les dix grands indices sectoriels du S&P-500 ont fini en 
territoire négatif, l'énergie  .SPNY  en tête avec une baisse de 
2,4%, et l'indice CBOE de la Volatilité  .VIX  a bondi de 27,2% 
à 16,95, à son plus haut depuis le 11 avril - tout en restant à 
distance de sa moyenne historique de 20. 
    Les volumes ont été inhabituellement élevés avec 7,8 
milliards de titres qui ont été échangés sur les différents 
marchés, à comparer à une moyenne de 5,6 milliards sur le mois 
écoulé, selon les données des BATS Global markets. 
    "On s'était un peu trop éloignés de la moyenne mobile à 50 
jours et on corrige ces excès", commente Bruce McCain, stratège 
chez Key Private Bank à Cleveland (Ohio). "On était à des 
niveaux un peu optimistes compte tenu du peu de clarté qu'on a 
sur la croissance mondiale." 
    Les difficultés de la banque portugaise Banco Espirito Santo 
 BES.LS  et son plongeon de 42% à la Bourse de Lisbonne, la 
crainte de représailles de Moscou après les sanctions 
économiques décrétées cette semaine par l'Union européenne et 
les Etats-Unis et le défaut de l'Argentine sur une partie de sa 
dette, alors que le marché espérait un accord, se sont conjugués 
pour tirer la Bourse à la baisse, à l'image de la séance en 
Europe où l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300  .FTEU3  a perdu 
1,3% pour revenir à son plus bas niveau depuis trois mois. 
    "Le défaut de l'Argentine renvoie à la situation au Portugal 
et les gens ici se disent que la crise de la zone euro d'il y a 
quelques années n'est peut-être pas totalement réglée", souligne 
Bruce McCain. 
     
    EXXON PÈSE SUR LE DOW 
    Les craintes de hausse des taux de la Fed ont également pesé 
après l'annonce de la hausse de 0,7% de l'indice du coût du 
travail au deuxième trimestre, une progression qui est la plus 
forte depuis le troisième trimestre 1998. 
    "Si on commence à voir les salaires partir à la hausse, 
alors c'est un signal", observe Quincy Krosby chez Prudential 
Financial à Newark (New Jersey). 
    A l'issue de sa réunion monétaire mercredi, la Fed s'est 
montrée plus optimiste sur l'état de l'économie américaine et a 
également pris acte d'une baisse du taux de chômage et d'une 
évolution du niveau d'inflation vers son objectif fixé pour le 
long terme, mais elle s'est une nouvelle fois montrée préoccupée 
par une situation de sous-utilisation des capacités sur le 
marché de travail et ce constat l'a amenée à réaffirmer qu'il 
n'y avait aucune urgence à relever les taux.  ID:nL6N0Q56NP  
    Dans ce contexte, les résultats de sociétés sont largement 
passés au second plan. Exxon Mobil  XOM.N  a ainsi chuté de 
4,17%, la plus forte baisse du Dow Jones, en réaction à une 
baisse de sa production et ce malgré un bénéfice trimestriel 
meilleur que prévu.  ID:nL6N0Q65UH  
    Dans l'agro-alimentaire, Kellogg  K.N  et Kraft Foods 
 KRFT.O  ont subi la même sanction, un recul de plus de 6%, 
après des résultats qui ont déçu. 
    Yum Brands  YUM.N , la maison mère de Kentucky Fried Chicken 
(KFC) et Pizza Hut, a décroché de 4,93% après avoir admis que le 
nouveau scandale alimentaire en Chine avait un impact 
"significatif" sur ses ventes depuis 10 jours.  ID:nL6N0Q5706   
    Les investisseurs réagiront vendredi aux chiffres de 
l'emploi de juillet, publiés une heure avant l'ouverture. Les 
économistes attendent en moyenne 233.000 créations d'emplois 
après les 288.000 annoncées pour juin.  ID:nL6N0Q65CQ  
 
 (Ryan Vlastelica et Caroline Valetkevitch, Véronique Tison pour 
le service français) 
  
  

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