Wall Street finit en baisse, plombée par Caterpillar et Apple

le
0
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en nette baisse mardi, et aggravé ses pertes dans les tout derniers échanges, plombée par Caterpillar qui a revu la veille ses perspectives de résultats, dernier en date des poids lourds de la cote à prendre acte d'une croissance mondiale bien loin de répondre aux attentes.

Apple a également pesé sur la cote, et en particulier sur les technologiques, le succès fracassant de son iPhone 5 soulevant bien des interrogations sur sa capacité à pouvoir satisfaire rapidement la demande. Apple a cédé 2,5%.

Caterpillar a réduit lundi sa prévision de résultat de 2015, évoquant une conjoncture économique déprimée de par le monde.

Une valeur étalon comme FedEx avait fait de même un peu auparavant. L'action Caterpillar a perdu 4,25%.

Les pertes qui se sont accumulées en toute fin de séance ont eu largement raison des gains du début de journée attribués à une refonte des portefeuilles des gérants à l'approche de la fin du trimestre. Une bonne statistique de la confiance du consommateur avait elle aussi nourri ces gains.

Pour Peter Kenny (Knight Capital), la Bourse est comme un "navire sans pilote; il n'y a pas la moindre donnée économique sur laquelle s'appuyer pour à nouveau acheter en masse".

L'indice Dow Jones cède 101,37 points (0,75%) à 13.457,55. Le S&P-500 perd 15,30 points (1,05%) à 1.441,59. Le Nasdaq Composite abandonne 43,06 points (1,36%) à 3.117,73.

La S&P a subi sa perte la plus forte en pourcentage depuis le 25 juin. Pour le Nasdaq, c'est son recul le plus marqué depuis le 20 juillet.

Le S&P-500 est en hausse de 2,5% jusqu'à présent en septembre, qui n'est pas le mois le plus facile pour la Bourse, un gain porté jusque là par l'espoir que la Réserve fédérale et la Banque centrale européenne (BCE) concrétisent leurs initiatives destinées à soutenir la croissance ou à étayer les pays de la zone euro qui ont quelques soucis avec leur dette.

Le président de la Fed de San Francisco John Williams a dit lundi que la banque centrale devrait étendre son programme d'achat d'obligations à l'année prochaine pour agir plus énergiquement contre un taux de chômage élevé.

Il pense également qu'il sera mis un terme à ce programme avant la fin 2014.

Son collègue de la Fed de Philadelphie, Charles Plosser, prend le contrepied en jugeant mardi que le QE3 (assouplissement quantitatif) annoncé par la Fed n'aura guère d'effet sur la croissance et l'emploi mais risque d'en avoir vraiment sur l'inflation à long terme.

Pour lui, le taux de chômage de 8,1% est essentiellement structurel et c'est pourquoi la politique monétaire n'y peut pas grand chose.

Chuck Mikolajczak et Caroline Valetkevitch, Wilfrid Exbrayat pour le service français

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant