Wall Street finit en baisse, l'Europe au centre des inquiétudes

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Wall Street finit en baisse, l'Europe au centre des inquiétudes
Wall Street finit en baisse, l'Europe au centre des inquiétudes

NEW YORK (Reuters) - Les marchés d'actions américains ont terminé en baisse lundi soir, avec un Dow Jones retombant sous les 13.000 points, les craintes provoquées par la dette européenne et les doutes sur les capacités du Vieux continent à surmonter ce défi incitant les investisseurs à prendre le moins de risque possible.

La défiance des opérateurs a par ailleurs été alimentée par la démission du Premier ministre Mark Rutte après l'échec de négociations budgétaires avec le Parti de la Liberté (PPV).

L'annonce d'une contraction de l'activité du secteur des services dans la zone euro a accentuée davantage encore la fébrilité des investisseurs.

La baisse des carnets de commandes et la poursuite des réductions d'effectifs a touché à la fois l'industrie manufacturière et les services, ont montré les premiers résultats des enquêtes mensuelles Markit auprès des directeurs d'achats (PMI), publiés lundi.

Le Dow Jones des 30 valeurs industrielles américaines a perdu 0,78%, 102,09 points, à 12.927,17, le Standard & Poor's 500, indice de référence des gérants de fonds, a cédé 0,84%, 11,59 points, à 1.366,94 et le Nasdaq, à forte pondération technologique, a abandonné 1,0%, 30,00 points, à 2.970,45.

"Nous sommes dans une période au cours de laquelle le marché semble vouloir consolider les gains des deux derniers trimestres et on va de haut en bas et de bas en haut", a commenté Hank Smith de Haverford Trust.

"Il devient évident que la zone euro est en récession et cela draine beaucoup d'inquiétudes. Pour en finir avec le problème de la dette, il faut de la croissance, et nous n'y sommes pas encore arrivés."

Aux valeurs, on remarquera la contre-performance de Wal-Mart, qui a terminé en baisse de 4,65% après la publication d'informations de presse selon lesquelles le distributeur a étouffé une enquête sur des soupçons de corruption visant sa filiale.

En forte baisse, également, on retrouve Kellogg (-6,1%), sanctionné après avoir dit qu'il pourrait abaisser sa prévision de résultat.

Caroline Valetkevitch Nicolas Delame pour le service français

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