Wall Street finit en baisse faute d'avancée à Washington

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LES MARCHÉS AMÉRICAINS FINISSENT EN RECUL
LES MARCHÉS AMÉRICAINS FINISSENT EN RECUL

par Ryan Vlastelica

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a fini en baisse de 0,90% lundi, prolongeant son recul entamé il y a deux semaines, en l'absence de progrès dans les négociations sur le budget et sur la dette.

Le week-end n'a permis aucune avancée entre républicains et démocrates permettant d'espérer une réouverture prochaine des administrations fédérales fermées faute de budget.

John Boehner, le président républicain de la Chambre des représentants, a semblé au contraire durcir la ligne de son camp dimanche sur le dossier du plafond de la dette, jugé plus menaçant encore par les investisseurs.

Barack Obama soutient de son côté une proposition de loi du groupe démocrate au Sénat qui vise à relever le plafond de la dette pour un an, une initiative qui permettrait de rassurer les marchés face au risque de défaut des Etats-Unis, a annoncé lundi le porte-parole de la Maison blanche Jay Carney.

Si un compromis n'est pas trouvé pour le relèvement du plafond de la dette de l'Etat fédéral d'ici la date-butoir du 17 octobre, les Etats-Unis se retrouveront en défaut de paiement.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a cédé 136,34 points, soit 0,90%, à 14.936,24. Le S&P-500, plus large, a perdu 14,38 points, soit 0,85%, à 1.676,12 points.

Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 37,377 points (-0,98%) à 3.770,377 points.

Le S&P 500, indice des référence des gérants sur fonds, a terminé en baisse à dix reprises sur les 13 dernières séances.

Signe du degré d'inquiétude sur les marchés, l'indice de volatilité du CBOE a fait un bond en avant de 15,95% à 19,41, son plus haut niveau depuis le mois de juin.

"Le marché fait preuve d'une inquiétude non justifiée, tout en se préparant à la saison des résultats", estime Peter Cardillo, économiste chez Rockwell Global Capital à New York.

Alcoa et Yum Brands, parmi les premières de la saison avec Nike, publient leurs résultats mardi.

Les prévisions de résultats du troisième trimestre ont été nettement revues en baisse et les analystes n'attendent plus qu'une croissance de 4,5% en moyenne. Les financières ont été le principal moteur de croissance du S&P-500 avec une hausse des bénéfices de 9,5%, selon des données de Thomson Reuters.

Aux valeurs, les secteurs financier et de l'énergie ont figuré parmi les plus fortes baisses.

BlackBerry a pris 3,64% sur le Nasdaq et 4,1% à Toronto, les investisseurs ayant salué des informations selon lesquelles le groupe était en discussions avec Cisco, Google et SAP en vue de leur céder tout ou partie de ses activités.

Juliette Rouillon pour le service français

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