Wall Street finit en baisse et perd plus de 6% en août

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a terminé en baisse lundi, la perspective d'une hausse des taux de la Réserve fédérale dès septembre ayant de nouveau incité les investisseurs à la prudence en dépit d'un rebond spectaculaire des valeurs pétrolières.

Wall Street clôt ainsi dans le rouge un mois d'août agité, qui se solde par la plus forte baisse de la place depuis plus de trois ans, sur fond d'inquiétudes liées à la Chine et de spéculations sur la hausse des taux américains.

L'indice Dow Jones a perdu 114,98 points, soit 0,69%, à 16.528,03. Le Standard & Poor's-500, plus large, a cédé 16,69 points (-0,84%) à 1.972,18 et le Nasdaq Composite a reculé de 51,82 points (-1,07%) à 4.776,51.

Sur l'ensemble du mois d'août, le Dow a abandonné 6,57%, le S&P-500 6,26% et le Nasdaq 6,86%. Il s'agit de la plus mauvaise performance mensuelle depuis mai 2012 pour le S&P et le Nasdaq, depuis mai 2010 pour le Dow.

Les trois grands indices ont débuté la journée en repli de plus de 1% après les déclarations de Stanley Fischer, le vice-président de la Réserve fédérale, sur la possibilité d'un rebond de l'inflation avec la baisse du dollar.

Ces propos, tenus ce week-end lors de la réunion de banquiers centraux de Jackson Hole (Wyoming), laissent entendre que la Fed pourrait choisir de voir au-delà des turbulences sur les marchés et des craintes d'un atterrissage brutal de l'économie chinoise.

"On peut encore s'attendre à des mouvements de baisse marquée des marchés tant qu'on n'en saura pas plus sur l'orientation de la Fed concernant une hausse des taux", explique John DeClue, responsable des investissements d'U.S. Bank Wealth Management.

"Mais nous continuons de penser que la probabilité d'une hausse de taux en septembre est inférieure à 50% parce qu'on n'observe aucune augmentation de l'inflation, et à moins de chiffres incroyablement bons sur l'emploi cette semaine, décembre semble plus probable."

LE SECTEUR DE L'ÉNERGIE SOUTENU PAR LE REBOND DU BARIL

Le département du Travail doit publier vendredi les chiffres mensuels de l'emploi, qui seront analysés avec d'autant plus d'attention qu'il s'agira des derniers avant la réunion de la Fed, les 16 et 17 septembre.

La banque centrale a répété à de multiples reprises ces derniers mois qu'elle n'entamerait le relèvement de ces taux que lorsqu'elle aurait observé une reprise soutenue de l'économie. Or, si le marché du travail poursuit son redressement, l'inflation reste très inférieure à l'objectif de 2% que s'est fixé la Fed.

Malgré ce contexte peu porteur, l'indice S&P de l'énergie a gagné 1,05% lundi, porté par le bond de plus de 8% des cours du baril sur le Nymex.

Les neuf autres grands indices sectoriels du S&P ont fini dans le rouge. Celui des services aux collectivités, les "utilities" a cédé 1,61%, celui de la santé 1,85%.

Parallèlement, l'indice de volatilité du CBOE, censé mesurer la nervosité des investisseurs, a progressé de 9,1%, restant supérieur à sa moyenne de long terme de 20. Il a atteint un pic à 53,29 la semaine dernière.

Aux valeurs, Netflix a cédé 2,21% en réaction à l'annonce du non-renouvellement du contrat qui le liait au câblo-opérateur Epix.

United Technologies a abandonné 1,75%, Barclays ayant ramené son conseil sur la valeur de "surpondérer" à "pondération en ligne", en raison notamment des risques liés à la Chine.

A la hausse, Twitter a pris 3,58% après le relèvement à "acheter" de la recommandation de SunTrust Robinson.

La compagnie de raffinage pétrolier Phillips 66 s'est adjugé 2,38%, bénéficiant de l'annonce d'une prise de participation de Berkshire Hathaway (-1,37%) pour 4,48 milliards de dollars.

(Tanya Agrawal et Noel Randewich; Marc Angrand pour le service français)

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