Wall Street finit en baisse de plus 1%

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Wall Street finit en baisse de plus 1%
Wall Street finit en baisse de plus 1%

par Rodrigo Campos

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en baisse de plus de 1% mercredi, une nouvelle fois plombée par la crise de la dette de la zone euro, où les difficultés du secteur bancaire espagnol et les incertitudes politiques en Grèce sont au coeur des inquiétudes.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a cédé 1,28%, soit 160,83 points à 12.419,86 points. Le S&P-500, plus large, a perdu 19,10 points, soit 1,43%, à 1.313,32 points. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 33,63 points (-1,17%) à 2.837,36 points.

Le S&P 500 est en recul de près de 6% depuis le début de mois de mai, sa pire performance mensuelle depuis septembre.

Les vives craintes suscitées par la situation en Europe ont incité les investisseurs à sa ruer vers des actifs jugés sûrs, tels les emprunts du Trésor américain, le rendement du papier à dix ans tombant à un plus de 60 ans.

A l'inverse, outre les marchés actions mondiaux, l'euro et le pétrole ont chuté, le plongeon de plus de 3% des cours de l'or ayant fait baisser l'indice S&P regroupant les valeurs énergétiques de 2,97%.

L'indice de volatilité du CBOE, surnommé "indice de la peur", a bondi de 13,93%.

Les rendements obligataires espagnols, et par contagion ceux des obligations italiennes, se sont nettement tendus alors que les inquiétudes persistent sur la capacité de l'Espagne à recapitaliser ses banques. Madrid compte recapitaliser la banque en difficultés Bankia via l'émission de nouveaux titres de dette, a dit mardi à Reuters une source gouvernementale.

Les investisseurs s'inquiétaient également du sort de la Grèce dans la perspective des élections législatives du 17 juin. Un nouveau sondage publié mercredi redonne la Coalition de la Gauche radicale (Syriza), opposée à la rigueur, en tête des intentions de vote.

"La détérioration de la situation en Espagne gagne en ampleur et cela est une source d'interrogations car, le cas échéant, cela supposerait un plan de sauvetage beaucoup plus important (que la Grèce) et beaucoup plus de capital pour régler les problèmes des banques", a déclaré Quincy Krosby, analyste technique chez Prudential Financial.

"Les courtiers et les investisseurs de long terme sont persuadés que les Européens planchent sur des solutions. Mais, au bout du compte, toute la question est de savoir si les marchés de capitaux leur donneront suffisamment de temps avant qu'un problème de liquidités ne se mue en problème de solvabilité."

Dès l'ouverture, le sentiment des intervenants sur le marché avait également été plombé par des déclarations d'économistes disant que la Chine ne prévoyait pas d'engager un deuxième plan massif de relance budgétaire.

Et une statistique plus mauvaise qu'attendu a contribué à la morosité ambiante. L'indice des promesses de vente de la National Association of Realtors (NAR) a reculé en avril de 5,5% à 95,5, alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient une hausse de 0,1%.

De ce fait l'indice immobilier a cédé 4,05%

L'action de Research in Motion a plongé de 7,83% à 10,35 dollars après que le fabricant de Blackberry a lancé mardi un avertissement sur ses résultats pour le trimestre en cours et annoncé avoir recruté des banquiers pour participer à un audit de ses activités.

Le titre Facebook a cédé 2,25% à 28,19 dollars, l'action du premier réseau communautaire mondial accusant désormais une baisse de près de 10 dollars par rapport à son prix d'introduction.

L'action Pep Boys Manny, Moe & Jack a dégringolé de 19,84% à 8,89 dollars après que le fonds d'investissement Gores Group a renoncé à un rachat du distributeur d'équipements automobiles.

Benoit Van Overstraeten pour le service français

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