Wall Street finit en baisse avec les indicateurs et Apple

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

par Ryan Vlastelica

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a fini en baisse lundi, sous le coup à la fois d'indicateurs macro-économiques suggérant une faiblesse de la conjoncture économique mondiale et de données laissant entrevoir un lent démarrage des ventes liées à la saison des fêtes aux Etats-Unis.

L'indice Dow Jones a cédé 0,29%, soit 51,44 points, à 17.776,80 points. Le S&P-500, plus large, a perdu 14,12 points, soit 0,68%, à 2.053,44 points.

Et le Nasdaq Composite, plombé par le plongeon du titre Apple, a reculé de 64,28 points (-1,34%) à 4.727,35 points.

La plupart des indices sectoriels du S&P-500 ont terminé dans le rouge, à l'exception du compartiment énergétique, qui a bondi de 0,71% avec l'envolée de près de 4,5% des cours du brut léger américain, et de celui des "utilities" (+0,17%), considéré comme étant défensif.

Le recul de Wall Street intervient après six semaines consécutives de hausse des principaux indices de Wall Street. Sur les 15 derniers mois, le S&P-500, qui sert de référence aux gérants de fonds, a enregistré 12 gains mensuels. Vendredi, il avait terminé à 0,25% de son record de clôture.

L'action Apple, qui a terminé sur un repli de 3,26% à 115,05 dollars, avait brusquement chuté peu après l'ouverture, dans des volumes inhabituellement étoffés, sans, selon des traders, de cause clairement définie. Certains intervenants de marché ont attribué la brutalité de la baisse de ce poids lourd de Wall Street aux algorithmes de trading à haute fréquence.

La croissance de l'activité manufacturière s'est essoufflée en Europe comme en Asie en novembre, les baisses de prix ne suffisant pas à stimuler la demande, ce qui renforce l'impression de fragilité de la reprise de l'économie mondiale.

Elle s'est aussi ralentie aux Etats-Unis, où elle reste toutefois nettement plus dynamique.

"On constate que la croissance bat de l'aile, surtout en dehors des Etats-Unis", a noté Mark Martiak, chargé de la stratégie chez Premier Wealth/First Allied Securities.

Les Américains ont moins dépensé que l'an dernier dans les magasins pendant le long week-end de Thanksgiving qui donne traditionnellement le coup d'envoi de la période des fêtes aux Etats-Unis, du fait de promotions lancées en avance et d'achats en ligne, selon la fédération NRF du commerce de détail.

Le week-end de Thanksgiving donne chaque année un avant-goût de la consommation pendant la saison des fêtes. Les distributeurs américains réalisent environ 30% de leurs ventes annuelles et près de 40% de leurs bénéfices au cours de ces six semaines.

Le titre Wal-Mart Stores a ainsi cédé 1,51% à 86,22 dollars et l'action Best Buy a perdu 5,46% à 37,26 dollars, l'un des replis les plus marqués du S&P 500.

Du côté des plus fortes hausses, on trouve notamment Occidental Petroleum (+3,79%), Chevron (+2,63%) et Exxon Mobil (+2,00%).

(Benoit Van Overstraeten pour le service français)

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